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24 septembre 2015

Powerflow.

BOOM.
The strom is raging.

Ça faisait longtemps que je ne m'était pas senti vivant.

Les hommes qui feront le meilleur usage du pouvoir sont ceux qui n'en veulent pas.
Ce soir on m'offre d'être un dieu, de prendre sans demander, de détruire, de créer.

J'ai peur.
Je respire.
Je tremble.
J'aime ce pouvoir dont je ne veut pas.
J'aime cette situation que je méprise.
J'aime sentir mes mâchoires se contracter à en avoir mal.
J'aime cet orage qui résonne dans ma tête.
Et j'ai peur. J'aime cette peur.
J'aime le vide, la mort qui me regarde.
Qui les regarde tous.
Où je peux les pousser.
Personne ne comprendrait.
Peut-être toi, loup vert, tu comprendrais.
Mais si personne ne comprend, est-ce que ça vaudra la peine ?
Je tremble encore.
Frissons.
Chaleur.
Puissance qui déborde de mes pores.
Peur. Inconnu.
Dualité suicide/influence.
Mauvaises décisions ?
Décisions.
Pouvoir, encore.
Fuite ?
Je reste.
Je fais face.
Si je fais la bonne chose, je me prive de la possibilité d'être là par la suite.
Si je fais la mauvaise chose... je fais la mauvaise chose.
Et dans les deux cas, personne ne voit ce qu'il y a à voir.

Les voies du seigneur sont impénétrables, j'imagine.
Qui veut donc de ce pouvoir qui nous rend incompris ?
Et... pourquoi est-ce que j'aime ça ?

Je m'excuse d'avance. Ça risque de faire mal.

04 août 2015

De la blessure de l'âme.

On l'a déjà constaté maintes fois, la blessure de l'âme semble être un sujet assez tabou dans nos sociétés occidentales. Je vais tâcher de ressembler mes pensées sur le sujet sans tomber dans un critique sociale gratuite ou une généralisation abusive.

La meilleure manière d'approcher ce genre de blessure est l'analogie pure et simple avec la blessure physique. Parfois la vie nous mène dans une situation de dissonance ou de déception telle qu'en résulte une souffrance. Dès lors, tel le corps qui cherche à compenser une défaillance en utilisant les muscles alentours et en modifiant légèrement le mouvement, notre réflexe premier est de prendre sur nous et d'essayer d'adapter nos pensées, actions et émotions à éviter cette douleur tout en continuent d'agir comme nous en avons l'habitude. Et comme pour le corps, ce comportement, bien que semblant apaisant puisqu'on évite le douleur tout en continuant d'être "normal", est lourd de conséquences. En effet, dans un cas comme dans l'autre, nous développons des déséquilibres importants autour de cette blessures, et de plus nous ne faisons rien pour la guérir. Si parfois le temps suffit, parfois guérir demande bien plus d'efforts que de prendre sur nos. De plus, quand bien même la blessure guérit, notre restons habitués à compenser de façon excessive cette pour se protéger d'une douleur pourtant disparue. Réapprendre à faire confiance à ce qui était blessé - corps ou âme - est bien plus long que ne l'a été la blessure. Il apparaît donc évident que prendre sur soi pour attendre une guérison n'est pas la solution, dans aucun des deux cas. En fait, espérer pouvoir prendre sur soi et continuer à mener une activité normale est bien plus destructeur que la blessure elle même.

Un autre point intéressant que nous apporte l'analogie est l'entrainement. L'entrainement physique constitue plus ou moins en une accumulation de mini-blessures pour rendre le corps plus fort. Il en va de même pour l'âme. Progresser, devenir une meilleure personne, passe par la destruction du précédent pour reconstruire mieux. Et, toujours par analogie, le surentraînement a son lot de conséquences néfastes. La force physique se développe dans une situation où l'on met notre muscle face à l'échec - ou du moins l'effort intense. Quid donc de positionner son âme face à l'échec ? Cela demande d'admettre son échec. D'admettre son imperfection. Si le corps est assez bon à ça, il s'avère que notre ego semble plus délicat à contrarier. En effet, il n'est pas rare d de, lorsque survient l'échec de l'âme, et la blessure qui devrait nous amener à reconstruire un meilleur être, que nous sombrions dans le premier éceuil de cet essai : faire comme si de rien était. Et ainsi s'accumulent les blessures, les compensations, tel un surentraînement où on se refuserai à laisser notre corps récupérer et assimiler, jusqu'à la rupture.

En somme, la justesse de cette analogie démontre qu'il n'est certainement pas nécessaire de différencier ces deux systèmes : la blessure du corps ou la blessure de l'âme sont finalement simplement la blessure de l'être. Et c'est l'acceptation de ces blessures qui ouvrent la porte du progrès. Il serait sage de les considérer avec autant de précaution l'une que l'autre.

16 juillet 2015

5158km. And so on...

Rétrospective.

Voilà bientôt deux mois que je suis sur la route, et les kilomètres au compteur s'accumulent.
Commencent à se poser les questions de ce que je vais en retirer.



Dying is trying to fill the void.

Et vivre c'est bien souvent trouver et construire des choses qui comblent le vide sans qu'on s'en rendre compte.

Hum...

Ces dernières semaines ont sonné l'heure de beaucoup de révélations.
J'en ai presque laissé un pessimisme inédit entacher discrètement la toile de mes espoirs.
J'ai besoin de temps pour réorchestrer l'œuvre. Et je suis fatigué.
Fatigué d'être entouré par des enfants gâchés, perdus dans des limbes que j'ai longtemps arpentées, pris dans des toiles que j'ai déjà pris soin de démêler.

"La bêtise, c'est de la paresse"

Errer dans ce monde...

I feel like if everybody's got a problem, like if nobody wants to solve 'em.

...

"You may say I'm a dreamer"
"But I'm not the only one"

I dreamt big.
Maybe I'm alone now.

.
.
.
Flash. Light. Fire. Brilliance.
.
...?

I'm strong enough now, you know?

It's so easy to fall again.

Je n'en ai même pas du l'envie. J'ai appris. J'ai pensé. J'ai grandi. À quoi bon chercher la liberté si c'est pour s'enchainer à elle ? Pourquoi chercher des gens libres et s'enfermer avec eux ?

Mais... C'est dur là-haut. Et si c'était si rare ? Et si c'était... la seule ?

Ce serait du dépit.

Je vais finir par me demander qui de nos deux est l'enfant arrogant.

J'ai tort ?

Je crois que je ne le sais juste pas encore.
Mais est-ce bien grave ? Après tout qu'est-ce que ça change maintenant ?



Les mots manquent pour expliquer ça. J'ai besoin de clairvoyance -et de calme.
Maintenant que j'ai détruit les barrières du monde extérieur je dois apprendre à faire la part des choses en moi.

Rappelle-toi. Nos vies seraient un bal.
Les belles danses sont rares, on l'apprend plus tard.

02 janvier 2015

Méditations.

- Apprendre à mourir.
- Apprendre à recevoir.
- Apprendre à s'assumer.
- Aimer son destin.
- Accepter la vérité.
- Comprendre que les limites sont des conventions.
- Renoncer à ses attachements terrestres.

« Le public commet l’erreur fondamentale de croire qu’il existe des réponses déter­minées, des “solutions” ou des conceptions qu’il suffirait d’exprimer pour répandre la clarté nécessaire. Mais la plus belle vérité ne sert à rien – comme l’histoire l’a mille fois montré –, tant qu’elle n’est pas devenue l’ex­périence première, profonde de l’individu. Toute réponse univoque, celle que l’on dit “claire”, reste cependant toujours fixée dans la tête, et il est extrêmement rare qu’elle pénètre jusqu’au cœur. Ce dont nous avons be­soin, ce n’est pas de “savoir” la vérité, mais de l’apprendre. Non pas d’avoir une conception intellectuelle, mais de trouver le chemin qui conduit à l’expérience intérieure irrationnelle et peut-être inexprimable en mots. Voilà le grand problème. Rien n'est plus stérile que parler à propos de comment les choses doivent ou devraient être et rien n'est plus important que de trouver le chemin vers ces buts éloignés. »

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29 novembre 2014

Parle.

Then you start to let me in.
And then I don't know if I want to.

"Comment tu t'es fait cette cicatrice ?
- Je me suis blessée.
- Certes... mais encore ?"

It's torture. I want to know you.

Let me in.
What are you?
What do you want?
What do you feel?
... who are you?

Do I want to know?
Vivre l'instant c'est plaisant.
Won't I feel so small that it hurts,
In front of what they were?
Will I be able to be such for you?
Est-ce seulement nous être plaisants, ce que nous voulons ?
Will you let me?
Can you?

Pourquoi moi ? Qu'est-ce qui change des autres ?

Let me know who I am for you. I don't even know that.
Tu met des symboles sur des choses qui ne se montrent pas.
I want to be someone who matters.
Not only someone you're with. Someone pleasing you.
...
Pourquoi ai-je l'impression qu'avec toi, il faut choisir entre les deux ?
Am I?
Just let me know.
Alors mettrais-tu pour moi des mots sur ce que tu ne dis pas ?

19 mai 2014

Where to go?

Trop d'options, trop de paramètres, je sais pas ce que je veux.

C'est grave docteur ? x)

14 mai 2014

Suspens.

Comment puis-je être tant et à la fois impatient et indécis ?
Au point que je suis impatient de connaitre les décisions que je repousse ?

Je ris.
Seul.

En plus d'être risible, c'est idiot.

J'ai perdu de vue qui je suis, et je ne sais plus ce que je veux.
Au point que je suis impatient de voir comment je vais réagir.

Mais je suis lâche, par ce que je le sais. C'est la malédiction du détective.
Tout les éléments sont sous mes yeux, mais je regarde au mauvais endroit.

Je sais que je regarde au mauvais endroit.
Je détourne les yeux.
Je sais ce que je suis et ce que je n'ose pas savoir être.

Regarde ! Dis-le !

Je l'ai dit. Plusieurs fois. Mais ça ne rentre pas.

Regarde !

Le miroir me rejette. Opaque.
Je vois mon reflet qui me tourne le dos.
Le voilà qui se retourne.
Lentement.
Son regarde transperce le mien.

Je vois. Je le vois. Je me vois. Je sais.

Je me sens étanche.
Les idées glissent sur moi comme sur un film protecteur.

“Given how long it’s taken me to reconcile my nature, I can’t figure I’d forgot it on your account, Marty,”
Let's reconcile. Pff.
How many times will I assume that it's done?

09 mai 2014

Guilthy.

What prevents a man who built a house in a lovely place to leave it and to go build another one lovelier place?

Is it comfort?
Is it status quo?
Is it the fear of losing what he has already got?
Is it the fear of not regain it?
Or is it wisdom? Or foresight? Or cynicism?

Or is it... Love?

I plead guilty. Sometimes feelings beat thinking, and nothing can be done against it.

So what is it? What should it be?
An endless race to the best, leaving everything else behind? Leaving the former best?

Or should it be a smooth cynical cakewalk where a blind eye is turned to every bettering opportunity?

Timing is everything.

Let's get opportunistic, cause after all, this is the way it works.
Why would I choose pointless suffering?
Let's take the easy but not-so-easy way.
Wait, is there actually an easy way?
Both choices are cowardice. The cowardice of not choosing the other.
But happiness rely on truth, not on avoiding unhappiness.

But what is the true? Do I really want to move my home in a lovelier place?
If the place is lovelier, the answer is in the question.

Well, fuck.
After all I'm just a man.
Let's explore this other place, let's see what it is, let's see if it's as lovely as it's said.
Maybe what is said is true, and I would build a house there.

06 mai 2014

Liberty.

La définition de la liberté tiens en plusieurs points essentiels que j'ai déjà évoqué, mais développons les :

La liberté, au sens "vulgaire" du mot, c'est faire ce qu'on veut. Tout ce qu'on veut, quand on veut, comme on veut. Cette liberté est celle qu'on perçoit pendant des vacances, pendant qu'on fait la fête, pendant qu'on fait des choses interdites, bref, quand on se laisse aller au désir, aux pulsions, sans se laisser contraindre par aucune morale, aucune lois. Cette liberté est souvent dénigrée par la philosophie, et non sans raisons, mais il est bon de la citer en introduction.

Pour contrer ce propos, on peut citer Rousseau, qui a écrit ceci : "On pourrait, sur ce qui précède, ajouter [...] la liberté morale qui seule rend l'homme vraiment maître de lui ; car l’impulsion du seul appétit est esclavage, et l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté"

En effet, selon lui, se laisser aller à ses désirs et pulsions serait tout simplement se réduire en esclavage de sa propre condition animale, et le propre de l'homme étant de savoir s'extraire de cette condition par la raison, la liberté humaine réside justement dans notre capacité à nous imposes à nous-même des lois, et à les respecter. Ces limites qu'on s'imposent ne sont alors pas des contraintes à la libertés, mais définissent un domaine d'action où notre liberté peut alors exister.

Ainsi, en posant cette limite, on pose une séparation entre ce que je peux faire, et ce que je veux faire. "Je peux aller baiser toutes les femmes du quartier, mon instinct de reproduction me le conseille d'ailleurs ! Mais je suis libre de ne pas le faire, car je suis un homme fidèle."

En ça résiderait alors la liberté philosophique. D'ailleurs il est important de noter que ces lois qu'on vient se donner sont nos lois, pas des lois extérieures. Évidement, rien n'exclue que ce soit les lois de quelqu'un d'autre, mais l'acte de décider de les suivre est toujours personnel. Si on nous impose de suivre une loi, elle n'entre plus dans le contexte que je viens de développer. En somme, si on décide de suivre la loi d'un état, c'est un acte libre, si l'état nous impose sa loi, c'n'est plus un acte libre. Un autre point important est que cette liberté n'est teintée d'aucune valeur morale : toute valeur morale n'étant que relative et personnelle, en imposer une serait contraire à la notion même de liberté.

Il est alors possible d'en tirer une définition simple : le libre arbitre, à savoir la capacité à associer le discernement (connaissance de cause, conscience de nos actes) à la spontanéité (trouver l'origine de nos actes à l’intérieur de nous, qu'ils soient issus de pulsions ou de la réflexion). En résumant, le libre arbitre c'est notre capacité à choisir les choses que l'on veut faire parmi celles que l'on peut faire, et c'est la plus simple des définitions de la liberté en philosophie.

Le libre arbitre ne repose pas sur nos capacités. Un homme en prison, par exemple, ne peut pas grand chose : Il est en prison. Toutefois, cela ne le prive en rien de son libre arbitre, il est toujours capable de choisir ce qu'il veut faire parmi ce qu'il peut faire (à condition d'être encore capable de discernement. Il est donc possible contrairement aux idées reçues de priver un homme de son libre arbitre, en le privant de sa capacité de discernement avec de la drogue, par exemple. Et je viens de me contredire moi-même, youpi !).

Une autre manière de définir la liberté, cette fois non sur le plan purement philosophique, mais sur le plan des capacités, c'est la liberté d'action.

Cette liberté est facile à définir si on prend le problème à l'envers : quand n'est-on pas libre de nos actions ?

Il existe deux manières totalement distinctes de répondre. Celle des capacités "absolues", et "relatives".

L'approche relative est la plus simple, nous commenceront donc par l'autre : La liberté d'action selon une approche absolue se définit par une liste arbitraire de nos capacités. Dans ce cas, il n'est plus question d'être libre ou de ne pas être libre, mais il est question d'être "libre de". Un oiseau est libre de voler, un poisson est libre de rester sous l'eau sans remonter à la surface et sans mourir, etc. En cela, un homme n'est pas libre de se téléporter, par exemple. Un exemple simple : Si vous décidez de ne plus tuer un seul être vivant, vous en serez incapable, dans ce cas la liberté d'action absolue vous manquera. En effet, vous tuez des insectes, des plantes, des bactéries, en marchant, en bougeant, en respirant, bref, en vivant. Il vous est impossible, même mort, de cesser d'en tuer. Vous n'êtes pas libres de le faire.

L’approche relative quand a elle définit le rapport entre ce que nous pouvons faire selon un approche absolue, et ce que nous avons effectivement la capacité de faire. Un homme est libre de courir, un homme enchaîné ne l'est pas. Cette approche est la plus pragmatique, elle définit ce que l'homme peut réellement faire à l'instant exact ou l'on parle. Ainsi, un paraplégique n'est pas, selon cette définition, privé de la liberté de marcher. Il n'en possède simplement pas la capacité. L'exemple évident d'une privation de liberté relative est le cas d'un homme enchaîné.

Ces deux approches déterminent les capacités d'un individu. Comme je l'ai explique plus haut, la liberté philosophique, le libre arbitre, repose sur deux facteurs :

Le discernement, et la spontanéité. Mais ces deux facteurs reposent eux-même sur la capacité de l'individu : En effet, la spontanéité, c'est nos capacités. La spontanéité, c'est ce que nous sommes capable de créer, notre pouvoir, c'est notre liberté d'action. D'ailleurs, le discernement est lui-même une capacité. Le libre arbitre, donc la liberté, peut donc se définir comme la jonction de nos capacités d'action et de notre capacité de discernement.

On peut donc conclure, après tout cet interminable pavé, que la liberté d'un individu est composée de deux composantes majeures :

La liberté d'action, la capacité, le pouvoir de l'individu, le discernement, la capacité de l'individu à déterminer ce qu'il veut parmi ce qu'il peut. La liberté ne saurait se passer d'aucun de ces deux paramètres, puisqu'un individu privé de discernement n'est pas libre, et individu privé de ses capacités relatives ou, dans certains cas extrêmes, absolues n'est pas non plus libre. Un homme enchaîné n'est certes pas privé de discernement, et donc est toujours capable de libre arbitre, mais sa liberté est tout de même entachée.

Toutefois, même si ces deux axes sont indissociables dans les faits, dans la définition de la liberté, on peut se permettre dans l'exercice de la philosophie de les traiter de manière séparée, choisissant de mettre d'accent sur l'un ou l'autre, pour simplifier le travail de l’esprit sur cette réflexion.

12 mars 2014

Téléportation ?

Splendide réflexion sur le sujet de la  notion de conscience, d'individu, et toutes ces choses là :

30 janvier 2014

Les capacités du marchombre.

J'ai envie de réagir à ce que tu dis, Mayt, ça m'a interpellé.

Admettons un moment que l'on examine les caractéristiques de ces personnages de fiction que sont les marchombres, si on ne peut pas les réduire à une vision aussi étriquée et épurée que le sont Ellana, Jilano ou Sayanel, on ne peut pas nier qu'être marchombre, dans le monde de Pierre, suppose des caractéristiques et des conditions bien particulières.

C'est une idée, certes, mais une idée qui dans sa composition en nécessite d'autres.
Alors au contraire de toi, si, je pense pouvoir dire que tous les marchombres escaladent des tours.
Parce que si on s'attarde un peu sur la manière dont Pierre les présente, les développe, les fabrique, on s'aperçoit qu'ils sont un certain rapport à la liberté, un certain rapport à soi, un certain rapport au monde.

Ils ne sont pas tout et n'importe quoi.

Ce "certain rapport" exige pour être présent, des conditions, comme un rapport physique et extrêmement exigeant à son propre corps. Une indépendance totale, financière, morale, éthique, sociale.

On ne naît pas marchombre (même la grande Ellana doit apprendre, elle naît avec un incroyable potentiel, elle naît pour devenir marchombre, mais elle ne naît pas marchombre), on le devient à travers certaines conditions, entre autre un entraînement incroyablement intense et sans pitié qui développe un rapport à son propre corps et à soi, à ses propres limites qui serait inconnu sans cela, de même qu'en parallèle une compréhension et une philosophie de la liberté qui ne peut s'épanouir et se vivre que dans ce rapport là au corps.

Ne vous y trompez pas, les marchombres sont un corps de l'élite, et seuls les plus persévérants, les plus résistants, les plus sensibles à la formation de marchombre parmi les rares élus choisi pour la suivre le deviennent. Ce n'est pas pour rien que Pierre les a décidé si peu nombreux : Bien peu peuvent et se révéleront être à la hauteur, être accordé à ce qu'exige la voie du marchombre.

Ce n'est pas parce qu'on se sent un peu marchombre sur les bords qu'on l'est, dans le monde de Pierre en tout cas. La philosophie marchombre, même en Gwendalavir, ne doit certainement pas plaire qu'aux seuls marchombres. Elle ferait rêver n'importe qui qui n'est pas déjà bien ancré dans son propre chemin, et pourtant ça n'en fait pas des marchombres.

Même lorsque qu'Ellana comprend, lors de l'épreuve finale que Jilano lui fait passer, qu'elle est marchombre, libre ou enchaînée, jeune ou vieille, elle le comprend parce qu'elle sait qu'elle l'est devenue. Et que maintenant qu'elle l'est devenue, rien ne pourra jamais l'ôter de cette voie là. Mais elle n'a jamais été marchombre comme ça en se reconnaissant dans les idéaux qui lui étaient présentés. Elle l'est devenue au terme d'exigeantes et éprouvantes conditions, d'un apprentissage terriblement ardu, parce que c'était le seul prix à payer pour le devenir. Elle l'est devenue en parcourant ce chemin, elle l'était parce qu'elle était sur CE chemin.

Alors non un marchombre ne peut cesser d'être souple et agile, d'escalader des tours, parce que c'est ce qu'est le marchombre. Non pas l'escalade, non pas le combat, ni la souplesse, mais CE rapport au monde, LE rapport au monde que tout ceci produit. Et il ne s'acquiert que de cette manière là, parce qu'il est vécu, et la seule manière de le vivre, c'est de passer par là.

Donc bien sûr que si il ne suffit pas, du moins dans le monde de Pierre, de se réclamer marchombre pour l'être. Et dans le monde réel, si c'est vraiment la question, non plus. Parce que justement, marchombre n'est pas n'importe quoi. Marchombre est une idée avec un sens, un sens qui disparaît si tu lui enlève ses piliers.

Se dire et se sentir marchombre n'a aucun sens, si ce n'est que tu vois des affinités entre la philosophie crée par Pierre pour ses personnages et ce que tu voudrais bien être.

Mais être marchombre, c'est totalement différent. Ca veut dire être quelque chose de bien particulier, quelque chose avec un sens propre totalement différent que celui que tu voudrais bien lui donner.

La liberté du marchombre ce n'est absolument pas faire n'importe quoi, être n'importe qui.

Car si le marchombre fait ce qu'il veut, ce qu'il veut découle de sa condition de marchombre. Être marchombre, ça veut dire vouloir certaines choses et ne pas en vouloir d'autre. Ca veut dire faire certaines choses et s'abstenir d'en faire d'autres. La liberté ce n'est pas du tout, du tout pourvoir faire n'importe quoi, c'est d'être en harmonie parfaite avec sa nature profonde, avec ce que l'on est, et de se donner tous les moyens de le faire. Donc être marchombre, c'est bien être libre, oui, mais cette liberté exige de quoi se déployer, exige d'être quelque chose de très spécial.

Marchombre n'est pas un titre en effet, c'est une essence, une nature. Et s'il est dans la nature de l'homme d'avoir deux bras et deux jambes, il est dans la nature du marchombre de posséder une souplesse et une harmonie corporelle extraordinaire, il est dans sa nature d'être extrêmement solitaire et totalement indépendant, pour donner les archétypes. Même les plus vieux des marchombres qui sont donc diminués physiquement par l'âge, restent des personnes hors du commun sur ces critères.

Si ces attributs ne sont pas ceux de notre nature, alors c'est simple : C'est que nous n'en sommes pas. Cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas le devenir, bien sûr. Mais tant que ces attributs seront manquant, se dire marchombre a autant de sens que de se dire forgeron et ne pas pouvoir brandir un marteau. Ou, pour prendre un exemple encore plus parlant, prétendre être un dragon alors que l'on n'est qu'une chèvre.

Donc entre désirer être marchombre, se dire ou se sentir marchombre, et l'être véritablement, dans ce monde comme en Gwendalavir, c'est un univers de différence. Et peu ont eu, auront, ont, la capacité ET la volonté nécessaire à le franchir. Peu en Gwendalavir et encore moins ici peuvent dire simplement "je suis un marchombre" sans que cette affirmation ne résonne autrement que comme une revendication creuse, vide de substance et de sens.

L'habit ne fait pas le moine, pas plus que le nom marchombre ne fait l'être marchombre.
- Revan, sur le forum La Voie des Marchombres. Merci à lui.

22 décembre 2013

Fidélité, un passage obligé ?

« La relation libre, qu’est-ce donc ? C’est un couple dans lequel la fidélité n’est pas un passage obligé. Voici le témoignage d’une madmoiZelle qui vit ça avec son copain depuis un an !

Je suis avec mon copain depuis plus d’un an, et nous sommes en relation libre. Ce qui veut dire que nous pouvons, chacun de notre côté, aller fricoter avec d’autres personnes sans que cela ne soit vécu comme une trahison ou comme une raison de rompre. Voici ma petite histoire !

La fidélité, un passage obligé ?

Déjà, il faut dire que la fidélité, ça n’a jamais trop été mon truc. Pendant longtemps, incapable d’avoir le courage de rompre avec mes copains lorsque mon couple ne me satisfaisait plus, j’allais voir ailleurs — mais ça finissait toujours par se savoir, et par blesser tout le monde assez méchamment.
Sans compter le stress énorme causé par mes mensonges incessants, des histoires façon Inception avec plusieurs gros mensonges emboîtés, le tout saupoudré d’une grosse dose d’omission ; j’étais assez jeune (fin du lycée/début de mes études) et clairement, je n’avais pas les nerfs assez solides pour ça.
Seulement, je n’avais jamais pris le temps de réfléchir sur cette fidélité, cette monogamie obligatoire. Parce que c’est comme ça qu’on m’a appris à être en couple, comme ça que tout le monde (enfin, je le pensais à l’époque !) était en couple, et que je ne me voyais pas demander à mon mec « Au fait, si je passais la nuit avec un autre, t’en penserais quoi ? » — d’où les mensonges aussi.
Plusieurs de mes ex m’ont dit que j’aurais dû leur en parler quand je les ai trompés, et que ça aurait été beaucoup plus simple pour eux de gérer « seulement » ça, par rapport à la somme de mensonges qui finissaient par remonter à la surface et qu’ils devaient affronter en bloc !

Apprendre à s’écouter et à être en couple différemment

Après plusieurs mois de célibat — une première pour moi depuis le lycée — et pas mal de découvertes diverses sur moi-même mais aussi sur le monde, j’ai appris à m’écouter, à réfléchir sur mes envies et mes pratiques, sur ce qui était bon pour moi. Quand j’ai rencontré mon copain, ce fut très naturel : une première nuit passée ensemble, puis des rencontres de plus en plus fréquentes, et surtout une liberté quasi-totale.
Moi qui avais été pendant des années l’amoureuse fusionnelle et torturée, celle que l’amour écrase, étouffe, celle qui vient gueuler à l’interphone à 4h du matin, je découvrais l’amour serein. On s’appelle une fois par semaine, on s’écrit de temps à autres, on se voit environ une fois par mois, et on le vit bien — et on s’aime.
Je ne pensais pas que l’amour pouvait aussi être comme ça, puisque ma seule relation à distance avait été très compliquée, mais en fait… c’est bien. Et pour moi, là, maintenant, c’est parfait !
Je n’ai pas de comptes à rendre, et lui non plus. S’il ne répond à mon SMS que deux jours après, je ne le prendrai pas mal. Si je lui dis que je ne peux pas le voir tel week-end, il ne va même pas demander pourquoi, on va juste s’arranger pour trouver une autre date. Et si on a un souci, une urgence, on peut toujours compter l’un sur l’autre.

Et la relation libre, alors ?

Je pense que cette liberté et cette « décontraction » globale nous aide aussi à être en relation libre. C’est lui qui a amené le sujet, assez tôt d’ailleurs, au bout de deux ou trois mois. Il m’a dit « Tu sais, si jamais tu rencontres un mec et qu’il te plaît, tu peux faire ce que tu veux, hein, ton corps ne m’appartient pas et ta sexualité non plus ; par contre si tu veux que moi je sois fidèle, tu me le dis, tu en as le droit ». Et en fait, c’est venu comme une évidence : non, je ne le voulais pas.
Parce que pour moi, comme pour lui, la fidélité ne passe pas par la monogamie, mais par le respect de l’autre et l’amour qu’on se porte ; je m’en fiche de ce qu’il a fait jeudi soir avec une autre fille, tant que samedi il est toujours aussi gentil et aimant avec moi. Et réciproquement.
Je suis en relation libre — Témoignage relationlibre
La seule règle, c’est que si ça devient « sérieux » avec quelqu’un d’autre, et que ça peut remettre en question notre couple, là il faut en parler. Sinon, on n’a même pas à se le dire. Oh, et on se protège si on couche avec d’autres personnes, évidemment !

La relation libre, en pratique, ça donne quoi ?

C’est bien beau tout ça, mais c’était de la théorie. J’avais quand même une sale petite voix qui me disait « Oh ben oui, c’est facile de lui dire d’aller faire ce qu’il veut, on va voir comment tu réagis s’il le fait, on va voir si tu vas pas redevenir aussi dingo que tu l’étais avant ».
Eh bien non. La dernière fois qu’on s’est vus, le sujet est venu sur le tapis et il m’a dit que oui, il a été avec deux autres filles depuis qu’on est ensemble. Et… je m’en fiche ! Youpi ! J’étais soulagée de me rendre compte que ça ne me faisait pas de mal, parce que j’avais vraiment peur de voir ce beau rêve de relation libre s’effondrer.
Personnellement, je n’ai pas encore « consommé » mon droit au taktak sauvage. Je ne suis pas très sociable et je ne rencontre pas souvent de nouvelles personnes, donc aucun mec ne m’a tapé dans l’oeil, et je ne ressens pas l’envie d’aller sur un site de rencontres pour un coup d’un soir. Donc on verra quand ça arrivera.

De l’importance de remettre en question les évidences

En tout cas, je suis heureuse. Et je pense que connaître cette option plus tôt aurait pu éviter beaucoup de souffrances, pour moi comme pour d’autres. Loin de moi l’idée de vous encourager toutes à arracher votre slip et à opter pour la relation libre ! Bien sûr, ça ne convient pas à tout le monde. Mais le modèle monogame/fidèle de base non plus — et ça, je l’ai découvert sur le tard.
Je pense qu’il est toujours bon de remettre en question les évidences qu’on a intégrées, en général, surtout quand ça touche aux relations qu’on entretient avec les autres. Et d’en parler à son/sa partenaire, bien sûr !
Ça ne peut être qu’instructif (bon, sauf si vous êtes avec une personne maladivement jalouse, certes) et même si vous êtes du genre 100% fidèle, vous vous coucherez peut-être en connaissant un peu mieux celui ou celle qui partage votre vie ! »

Article issus du blog mademoizelle.com, à l'adresse http://www.madmoizelle.com/relation-libre-206750 - Je ne possède aucun droit sur le contenu de cet article.

18 décembre 2013

Y.


Le monde change. Et avec le monde, ses habitants.

Je dis peut-être ça par ce que je suis jeune et con et que je ne connais rien à la vie, mais je crois qu'elle devient plus difficile. Pas plus dure (au contraire), plus difficile.

Si on en croit wikidédia, "Cette génération est parfois surnommée Génération Peter Pan, qui, en l'absence de rites de passage à l'âge adulte, ne construisent pas d'identité ou de culture d'adulte spécifique. [...] Un questionnement plus poussé au sujet de ce que signifie “être adulte” a également eu un impact sur cette transition plus tardive vers l'âge adulte. [...] Dans les générations précédentes, on commençait la vie en se mariant et démarrant une carrière de façon immédiate. Les jeunes d'aujourd'hui ont vu que cette approche a mené au divorce et au fait que de nombreuses personnes ne soient pas satisfaites de leur carrière… La majorité d'entre eux veut se marier […] mais veut le faire bien du premier coup. On peut en dire autant de la carrière professionnelle."

Nous apprenons. Nous apprenons des erreurs de nos parents, nous apprenons le monde et la société qu'ils nous laissent, mais surtout, nous apprenons la liberté. Si nous nous permettons de jeter un regard sur le passé, et questionner son héritage, c'est bien une conséquence de cette horizontalisation du monde. Nous n'écoutons plus ce qu'on nous dit de faire. Il ne suffit plus d'une reportage télé pour décréter que ceci est utile et bon et que cela ne l'est pas. Génération Y, génération Why. Être libre est quelque chose de difficile en soi. Être libre, c'est être capable d'assumer, de décider, de se responsabiliser. Être libre c'est décider de ses propres valeurs, plus simplement se reposer sur celles de la TV - ou de toute autre entité verticale, comme Dieu.

Et avant la télé, c'était autre chose ! La radio, la presse, l'église, le gouvernement, etc. Ce n'est pas seulement la TV qui a disparu. Nietzsche a bien raison : Dieu est mort. Chacun d'entre nous doit décider de ses valeurs, trier ce qu'on pense juste et ce qu'on ne veut pas, son "bien" et son "mal", personne ne le feras plus pour nous. Et il n'est plus possible de faire l'autruche.

Tout le monde n'est pas prêt à ça. Je dirais même que majoritairement, personne ne l'est. C'est pour cette raisons que, toujours, la verticalité tente de revenir. Il suffit de voir ce qu'est devenu le capitaliste. Chacun est libre, chacun fait ce qu'il veut. Et maintenant, les lobbys, les leaders, les monopoles... Et il en va de même pour internet, qui tend encore et encore à se centraliser autour de petits noyaux qui ont su sauter sur les opportunités.

Quand on observe l'histoire, cela semble se reproduire infiniment. La liberté apparaît, et il y a toujours quelqu'un pour vouloir la retirer à la masse, et surtout, la masse est toujours prête à se la laisser enlever de son plein gré.

Le monde. Libre et sauvage.
Les routes, les états, les frontières.

La mer. Immense et libre.
Les eaux territoriales, les lois internationales, les routes de commerce.

Le marché financier. Un monde d'opportunités.
Le lobbyisme financier, les multinationales, les monopoles.

Le mécanisme est même plus impressionnant parfois : Un système vertical s'horizontalise, pour le bonheur de tous ? Mais non, il se reverticalise dans la foulée.

La radio.
La BBC a l'exclusivité des ondes radio au Royaume-Uni ? Nous ne sommes pas d'accord ! L'exclusivité tombe, tout le monde est content. Aujourd'hui plus aucune radio indépendante, ou presque, et retour à un système vertical. Plus par la force, mais de fait.

Les exemples sont légions, mais n'en abusons pas.

Je me demande si l'humanité va un jour réussir à mûrir suffisamment pour accepter l'état d'horizontalité sans en avoir peur. J'ai déjà parlé de cette problématique en citant cet extrait de La peur de la Liberté. Je crois que nous sommes, plus que jamais, à un point où toute notre société est confronté à ce problème. Pas juste une élite intellectuelle, financière ou légale, mais tout le monde, réellement. Certes tout le monde n'a pas accès avec la même facilité pour des tas des raisons à Internet, aux télécom, etc., mais notre société y est aujourd'hui confronté dans sa plus claire majorité.

Je crois que la principale difficulté de notre génération, ce n'est pas tant de vivre cette liberté, ou de l'accepter. C'est aussi de s'en rendre compte et d'y accéder. Le fait d'être la "première" génération à vivre entièrement avec ça a pour principale conséquence qu'aucun parent ne sait réellement être là et comprendre ce que l'on vit aujourd'hui. Combien de fois ai-je entendu mes amis se plaindre de leurs parents qui ne les comprenaient pas ? Par ce qu'ils ne comprenaient pas cette soif de liberté, cette soif de vivre pleinement cette horizontalité et tenter sa chance sans suivre les règles qu'eux, enfants, ont appris de leur verticalité ? Beaucoup trop, c'est certain. Je pleure pour chaque homme qui fait ce qu'on lui a dit par ce que la vie ne lui a pas laissé savoir qu'il n'était pas obligé de ne pas faire autrement.

Et d'un autre coté j'en observe de mon age qui aujourd'hui ont renoncé, renoncé à cette opportunité, pour la même raison que toujours dans l'histoire. Le confort, la peur. L'autruche. Certes, obtenir confort et sécurité est un plus indéniable, mais quand l'homme en arrive à se protéger de l'homme lui-même, nous ne nous rendons pas compte que nous assassinons précisément notre propre liberté. Pourquoi choir d'être libre quand on peut suivre la masse ? C'est ainsi que la verticalité fait son retour, doucement mais surement.

(qu'on ne se méprenne pas, je dis pas qu'il est mal de faire quelque chose comme tout le monde. Je dis juste qu'il est à mes yeux mauvais de le faire juste par facilité, par ce que tout le monde le fait. J'ai un blog et facebook, "comme tout le monde", mais c'est bien par choix, pas par conformisme... Ne pas être conformiste ne veut pas dire fuir ce que les autres font, ça veut juste dire qu'on ne pas en tenir compte ^^)

Le cap dont parle Erich Fromm est sans aucun doute extrêmement difficile à franchir, mais nous n'en avons jamais été aussi proches. J'espère sincèrement que ceux qui l'ont compris réussissent à le transmettre aux autres, et surtout à la génération suivante, avant qu'il soient trop tard et qu'ils deviennent, à leur tour, des marginaux à ignorer. Sans quoi il faudra trouver un nouveau moyen de faire pencher la balance...

08 novembre 2013

What it is all about.

"And that’s exactly what Parkour is all about: move from one obstacle to the other and make it more difficult on purpose so that in real life, everything seems easier." -DB

05 novembre 2013

Le pécheur.

“Donne un poisson à un homme, tu le nourris un jour. Apprend lui à pécher et tu le nourris pour la vie. Apprend lui à apprendre aux autres à pécher et tu nourris dix hommes pour la vie. Apprend lui à apprendre aux autres à apprendre aux autres, et tu nourris le monde entier, et pour toujours.”

30 octobre 2013

The Gatekeeper.

Je pourrais te parler de la manière dont j'ai passé les six dernières heures à réfléchir à comment les gens réagissaient quand je leur parlais de cette école gratuite, de leur méfiance, de leur mépris, à essayer de comprendre pourquoi et ce que ça impliquait d'un point de vue social, et comment ça impacte ma vision de la société, et de ma vision des moyens de la changer, à quel point je me sentait mal de voir les résultat de mes réflexions et triste que ce soit ainsi.
- Les gens sont pas content de leur vie, de leur choix , et ils ont pas le courage d'essayer autre chose . "J'ai fait un mauvais choix, je dois l'assumer". Quand tu leur présentes une opportunité cool, ils doivent justifier leur vie entière. "Ça marchera jamais, parce que si c'était aussi simple, je ne serais pas dans cette vie de merde"
- À 17 ans ?
- À 17 ans.
- This is sad. Really sad.
Je pourrais aussi te dire que j'ai ensuite cogité sur pourquoi et comment on en était arrivé là et comment on pouvait en sortir, comment moi j'en était sorti, pourquoi moi je n'avais aucun moyen d'en sortir les gens et comment je pouvais me les donner, et aussi si je devais me le donner ou même essayer de les aider, ou si finalement je devais juste les laisser comme ils étaient et me dire que c'était leur problème, me dire que je pouvais pas par ce que je me sens trop mal vis à vis de ça. Et que j'ai constaté que le tout me renvoie à des choses bien au dessus du niveau de réflexion de l'individu moyen, et que c'est bien triste que celui-ci ne soit pas plus élevé, et que maintenant que je m'étais rendu compte de ça il fallait en premier lieu que je fasse un article sur mon blog, et en second que je repense mon avenir entier en fonction de ça, que je me remette en question en tenant compte des résultats de ma réflexion. Et que tout ça me rappelle encore que si je veux un jour me sentir bien avec moi même il faut que je fasse tout ce qui est en mon pouvoir, et que j'essaye, même si j'échoue, au moins essayer de faire évoluer les choses dans le bon sens.

Et puis je me rend compte d'à quel point moi, Mathieu, tout seul devant mon ordi je suis à la fois si peu de choses dans cette masse, et tant de potentiel inexploité, qui pourrait tout aussi bien passer sa vie à bosser à <inserer le nom d'une entreprise quelconque ici> à faire un boulot pourri inintéressant et me dire "cool ça paye le loyer" comme le font 99% des gens de ce pays. Et je me rend compte que non, non jamais je ne veux que ma vie ce soit ça. Jamais. Même si je dois en crever je ferrais tout ce que je peux pour ne pas gâcher ce que je suis dans la masse de ce qu'ils sont, par ce que je mérite mieux que ça et que le monde mérite mieux que ça. Je n'ai aucunement la prétention de réussir, juste l’arrogance d'essayer.

J'ai déjà ici posté une vieille pub d'Apple qui disait qu'il fallait être fou pour changer le monde. Et bien définitivement le je suis, plus que jamais, et j'en suis fier.

I feel weird tonight but i think i got something great.

31 août 2013

Paralysie sociale.

"Franchissez une porte et grimpez le plus haut possible"
Le premier franchit une porte et vit une estrade suivie d'un escalier descendant vers l'abîme.
D'une enjambée il monta sur l'estrade, contempla fièrement l'abîme au-dessous de lui et cria victoire.
Le second franchit une porte et vit un escalier montant jusqu'au ciel.
Plus il montait, plus il voyait l'immensité des hauteurs au-dessus de lui. Humilié et découragé, il se mit à pleurer.
Le troisième, ayant entendu leurs cris, s'élança à la suite du premier.

09 mai 2013

Le choix, est-ce une illusion ?

Vois-tu, quand il est question de faire un choix, ce que je reproche au tout-venant, c'est de ne chercher dans les conséquences de ce choix qu'une confirmation de leurs croyances. Pourquoi les laisser croire qu'ils sont libres alors qu'ils ne sont libres ainsi que d'exprimer leur petitesse et leur médiocrité ?
- D'autres te répondrons, mon cher, qu'ils ne se font aucunes illusions sur leur supposée liberté, et qu'ils ne cherchent dans les conséquences de leurs choix qu'à en apprendre d'avantage sur eux même, ou sur leur déterminisme.
- Ces gens là sont biens rares. Et puis à quoi bon ?
- Cela sont trop rares, c'est certain, mais tu a depuis longtemps désespéré de croire en l'homme, de toute évidence.
- Je n'aime que le doute, et mes contemporains le fuient. Alors, je fuis mes contemporains.
- C'est lorsqu'on doit choisir que l'illusion de liberté est la plus éclatante.
- Certains s'en aveuglent, oui.
- Si je te demande si tu veux ton steak bien cuit ou saignant, te sens-tu libre de me répondre "saignant", alors que tu aimes ta viande bien cuite ?
- Assurément. Et pourtant je dis "bien cuit".
- Et pourtant tu dis bien cuit. Il serait stupide de dire le contraire.
- Stupide est le mot, oui...

Je profite de ce petit dialogue pour faire une entrée en matière sur un débat qui devrait en titiller plus d'un, celui du déterminisme.
En effet, c'est une question qui nous sans doute tous traversé l'esprit, ou du moins qui le fera après la lecture de ce post. Beaucoup de personnes ont essayé de mettre en avant ce questionnement, avec par exemple, le film Matrix 2, pour ne citer que lui.
La question qui vient alors se poser est double. Premièrement, as-t-on réellement le choix, lorsqu'on est confronté à plusieurs options ?
En effet, pour en revenir à l’exemple donné en introduction, personne ne répondrais "saignant" alors qu'il souhaite manger de la viande bien cuite.
J'entends déjà les réponses : "Mais moi, je n'ai qu'a aller au restaurant, et demander de la viande saignante, et pour te le prouver, je vais le faire." Stop. Réflexion. Y seriez vous allé si je ne vous avait pas induit ce questionnement ? Nous en arrivons au deuxième point. Si tout d'abord nous répondons à chaque choix en fonctions de nos désirs, ce qui n'en fait pas vraiment des choix, sommes nous maîtres de ces derniers ? En effet, d'une simple remarque, j'ai modifié ce désir, en vous donnant l'envie de me donner tort. Ou pas, si vous n'en n'avez rien à faire - ou que vous considérez votre appétit avant l’intérêt philosophique. Dans ce cas, la volonté ne viens pas de vous, mais de l’extérieur. Et si chacun de nos désirs était simplement la conséquence d'une série d'événements ? Et si l'effet papillon fonctionnait aussi bien sur la volonté de quelqu'un que sur les phénomènes naturels ?
Et là viens le doute. Sommes nous uniquement le bilan d'une succession, et dépourvus de la moindre volonté propre ?

Source : http://www.jeuxvideo.com/chroniques-video/00000345/3615-usul-le-choix-00000183.htm

08 avril 2013

Faith and knowledge.

“Faith moves mountains, but only knowledge moves them to the right place...”
― Joseph Goebbels

03 avril 2013

Où en est la philosophie ?

Conclusion d'un ouvrage de Luc Ferry, que je vous conseille. "Apprendre à vivre".

Le titre n'est pas très accrocheur, pas plus que le style très enfantin, mais le fond est passionnant.

Télécharger la conclusion ici.