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24 septembre 2015

Powerflow.

BOOM.
The strom is raging.

Ça faisait longtemps que je ne m'était pas senti vivant.

Les hommes qui feront le meilleur usage du pouvoir sont ceux qui n'en veulent pas.
Ce soir on m'offre d'être un dieu, de prendre sans demander, de détruire, de créer.

J'ai peur.
Je respire.
Je tremble.
J'aime ce pouvoir dont je ne veut pas.
J'aime cette situation que je méprise.
J'aime sentir mes mâchoires se contracter à en avoir mal.
J'aime cet orage qui résonne dans ma tête.
Et j'ai peur. J'aime cette peur.
J'aime le vide, la mort qui me regarde.
Qui les regarde tous.
Où je peux les pousser.
Personne ne comprendrait.
Peut-être toi, loup vert, tu comprendrais.
Mais si personne ne comprend, est-ce que ça vaudra la peine ?
Je tremble encore.
Frissons.
Chaleur.
Puissance qui déborde de mes pores.
Peur. Inconnu.
Dualité suicide/influence.
Mauvaises décisions ?
Décisions.
Pouvoir, encore.
Fuite ?
Je reste.
Je fais face.
Si je fais la bonne chose, je me prive de la possibilité d'être là par la suite.
Si je fais la mauvaise chose... je fais la mauvaise chose.
Et dans les deux cas, personne ne voit ce qu'il y a à voir.

Les voies du seigneur sont impénétrables, j'imagine.
Qui veut donc de ce pouvoir qui nous rend incompris ?
Et... pourquoi est-ce que j'aime ça ?

Je m'excuse d'avance. Ça risque de faire mal.

06 mars 2013

Life is so fucking complex.

Putain d'empathie. Putain d'êtres humains. Putain de vie.

J'ai le corps qui tremble.
Mon épaule me lance, mais au fond je la sens même pas.
Je m'en fout.
J'ai cru que ça allait simplement redevenir normal.
C'est pas possible. Comment ce serait possible ?

Comment retrouver cette foutue vie après ça.

J'arrive pas. J'accepte pas.

Dans ma tête ça bouge.
Plus vite que prévu.
Pas au bon moment.

J'ai tant à dire dans un silence,
Mais personne pour l'écouter,
Juste la lune qui me lance
que cette vie n'est que vanité.

Je me revois traversant les rue de Marseille, mon sac jeté sur une épaule.
Je me revois, marchant, libre. Je me revois ne même pas savoir ou j'allais dormir, et n'en avoir rien à foutre.
Je me rappelle que la seule chose dont j'ai besoin pour vivre, c'est moi.

Je me revois perché sur ce toit, observant la rue cinq étages plus bas.
Je me revois, rêvant, serein. Je me revois ne même pas savoir ce que je faisais là, et n'en avoir rien à foutre.
Je me rappelle que la seule chose dont j'ai besoin pour Vivre, c'est ça.

Et aujourd'hui je me vois. Seul, oscillant entre mes cours et mon écran.
Je me vois, en tailleurs sur mon lit. Entouré de toutes ces choses qui sont miennes et dont je n'ai rien à foutre.
Je me rappelle que tout ce que je déteste, c'est cette vie.

Même après tout ce que j'ai fait pour la rendre supportable.
Même après tout ce que j'ai pris pour des étoiles et qui n'était que des lucioles.
J'ai envie de vomir. Et mon corps tremble.

Je crois qu'il va être temps.
J'ai trop attendu.
Maintenant je bouge.

26 décembre 2012

Paradoxe social #2

Réflexion sur les relations.

J'ai grandi à une époque ou quand on casse quelque chose on le change, on n'essaye même pas de le réparer. Comment voulez vous qu'à cette époque on sache encore aimer ? Alors qu'il est tellement plus simple quand on casse une amitié de juste la changer ? Non. Ce serait tellement con. Je me construis sur mes erreurs. C'est quand je me détruis que je me reconstruis mieux. Pourquoi ça ne serait pas pareil, là ? Pourquoi un lien brisé et réparé ne serait pas plus fort, plus beau, plus mature ?

Est-ce que c'est vraiment sain de compter sur les relations ponctuelles, simplement trouver quelqu'un avec qui on s'entend, et si jamais on ne s'entend plus, trouver quelqu'un d'autre ? Oui, c'est beau, oui, c'est confortable. C'est surtout un moyen de ne pas s'attacher. Avoir les avantages sans les défauts. Stupid. Je dois apprendre à réparer. Réparer les liens.

Pas d'attache, pas de douleurs. Pas de douleurs, pas d'apprentissage ?
Ai-je besoin d'en apprendre sur les relations ? Ou est-ce simplement que je n'en veux pas ? Si c'est si simple, il me suffit de dire non. Non à toute relation durable, non à tout lien, non à toute attache.

Remonte. Trois ans. Déjà trois ans. Tu tenais le discours inverse.
Non seulement je le faisais, mais je le tiens toujours. Je ne l'applique juste plus.
J'ai à nouveau peur des autres.

Pourquoi ? Par ce que je veux partir et les autres rester. Alors je dois trouver ma Belle. Si nos routes se suivent, le lien vivra. Je ne veux pas suivre la voie d'un autre, ni forcer quelqu'un à suivre la mienne.

Aimer, c'est regarde ensemble dans la même direction.

J'ai déjà une Belle. Pas question d'en changer, à nous de trouver ou regarder. Même si ça fait mal, on peut toujours réparer. Pas besoin de changer.

Rule #4 : Once you've found love, don't ever let it go.

19 décembre 2012

Juste des mots.

Peut on avancer sans savoir ou on va ?
Ai-je la force de créer une Voie ?

Comment pourrais-je consacrer ma vie à quelque chose sur le quel je n'ai aucune certitude, à commencer par le fait que ce soit possible ?

Je ne peux pas me résoudre à la quitter pourtant.

Une voie faiblement éclairée par des mots,
Que personne avant n'a osé suivre.
Marchombre ?

Je veux vivre. Pas survivre. Ni rêver. Juste vivre.

14 avril 2012

Petite impro à la lumière de mon amie la Lune.

Tout ceci n'a aucun sens, n'est ce pas ?

Je veux dire... ma vie ? La sienne ? Toutes les autres ? Ça ne sert à rien, pas vrai ?

T'as raison, gamin. Enfin, gamin. Je pense que je devrais arrêter de t’appeler comme ça, tu m'as prouvé bien assez de fois que tu valais bien plus que certains "adultes"... Oui, t'as raison. Tout ça ne mène à rien. S'il y avais un but... une fin à tout ça... Il n'y en a pas, c'est tout. Je l'ai cherché. Trop cherché. Et la réponse était là, sous mes yeux. J'ai été bête, très bête. La réponse, c'est qu'on a rien à faire ici, a part s’amuser, vivre, exister comme bon nous semble, et il n'y a rien qui peut nous dicter notre vie. Pas de but, pas de destiné, pas de règles... Tout ce qui compte c'est simplement que tu sois là, le reste est un immense mensonge que l'homme a inventé pour se faire croire à lui même qu'il a une raison d'être ici. Mais c'est aussi faux que si je te disais que tu n'étais pas insupportable. Pourquoi tu n'est pas juste un gamin comme les autres, qui croit au père noël, qui va à l'école, qui croit aux mensonges de hommes, et surtout, qui ne pose pas autant de questions ?

Alors j'ai raison ? Mais pourquoi dans ce cas ? Pourquoi ?

... Tu es insupportable.
...
Bon, d'accord, excuse moi. Après tout, tu a envie de comprendre, ça parait normal. Et si je te dis que j'en sais rien, hein ? Qu'est-ce qui te dis que je le sais ?

Je te crois pas.

Et merde. Je sais très bien que tu me crois pas... Mais je sais pas comment te l'expliquer. Je sais pas. Tu a fini par y arriver, c'est ça que tu voulais ? ... Je ne peux plus te répondre, je... Je perds mes mots, je ne peux pas.
Et ça m’énerve...
Bravo. Ça faisait des décennies que ça ne m'étais pas arrivé. Je pensait avoir dépassé ça... après tout ce temps, être au dessus de chaque homme sur cette terre, avoir fini par comprendre, chaque chose, arrivé à un point ou... ou je... Rah, ça y est, je recommence à perdre mes mots. Je te déteste.

Non, tu mens. Pourquoi tu mens ?

ARRÊTE ! Arrête, s'il te plaît ! Tu... Je... Je sais parfaitement ce que tu vas dire, c'est moi qui te l'ai appris, mais... A force d'avancer, j'ai fini par perdre la direction dans la quelle je voulais aller... Je connais par coeur ces mots, ces valeurs, tout ce qui fait que j'en suis arrivé là, mais j'ai... J'ai fini par atteindre la limite. Je croyais avoir trouvé des valeurs immuables, des valeurs qui me pousseraient toujours, toujours vers le haut, sans jamais faillir, toujours en avant. Douter de tout ce que je croyais savoir afin de le prouver par moi même, ne rien supposer, tout vérifier, baser chaque pierre de ma vie sur du concret, ne rien laisser au hasard... Ne rien non plus considérer comme acquis. Toujours être prêt à faire une croix sur celui que j'étais pour devenir meilleur. Toujours prendre ce qu'il y a de mieux, et l'utiliser pour remplacer ce qui était imparfait.
Et j'ai fait une erreur, grossière.
Einstein disait "Tout est relatif, même la relativité". J'ai oublié la deuxième partie de l'adage. Le doute est une force. Et j'ai oublié de douter de cette force. Maintenant, je sais que je me suis trompé de voie. Ne fais pas cette erreur, gamin.
Je dois... Je vais changer ça. Je vais le faire.

Tu es sur ?

Non. Des mots. Comme toujours, des mots. J'ai toujours su ce que je devais faire, mais je suis souvent passé à coté. La flemme, sans doute. Finalement, j'ai peut-être fini par "prendre la grosse tête" ? Non. Pas moi. C'est pas vraiment ça. Quand je m'écoute, je sais ce qu'il en est. J'ai juste... Perdu la motivation ? Je sais que rien n'est dû, tout ce que j'ai fait je l'ai fait pour moi, et uniquement pour moi.
Mais qu'est-ce qui me dit que j'ai envie de continuer ?
Je ne sais plus si j'ai envie. Pourquoi j'aurais envie ?

Tu continues à douter, finalement. C'était ce que tu voulais, non ?

Evidemment. Mais je ne pensais pas avoir à douter de ça un jour. Tu me pousse au bout, tu sais ? Aujourd'hui, c'est toi ma motivation, toi et ma volonté de ne pas être faible devant toi. Seul, je n'avance plus.
J'ai déjà entendu ça.
Happiness only real when shared
...

Moi aussi. Je me rappelle.

...
Je n'ai plus rien à dire.

Je sais. Mais parle quand même, j'aime ta voix

Je t'ai déjà dit beaucoup. Rappelle toi seulement que la pire chose qui puisse t'arriver, c'est un avenir, tracé droit, sans aventure, sans... sans vie. Ce qui fait la vie, c'est le changement, la nouveauté. Assure toi chaque instant que devant toi, il n'y a pas un avenir conditionné par le mensonge des hommes. Assure toi d'avoir toujours devant toi un avenir changeant sans cesse. Et assure toi d'avoir toujours quelqu'un comme toi à tes cotés. C'est en t'apprenant ce que j'avais appris que j'en ai appris le plus. J'ai appris que j'avais oublié que ce qui m'a poussé à m'élever parmi la masse des hommes et à devenir ce que je suis, c'est justement cette masse. Oublié que chaque jour qui passe, ce qui me fait avancer c'est d'avoir quelqu'un à mes cotés, avec qui je pouvais partager tout ce que je savais. Je ne peux pas avancer seul, toi non plus - personne !
Je... Tu m'embrouilles. Je ne sais plus ou j'en suis à cause de toi. Il faut que je réfléchisse. La lune est là. Je veux lui parler. Va dormir, maintenant, il est tard.

S'il te plait !

Non. Non, pas ce soir. Tu as réussi à atteindre mes limites, et j'ai besoin de temps pour définir cette nouvelle frontière. Et la franchir.
Allez, va dormir. De toute façon, je ne parle plus. Pas à toi. A la lune.
Dors.

Dors.
Et merci. Merci de m'avoir remis sur la Voie.
Dors, bonhomme.