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03 avril 2015

Papa Maman #2

Point soulevé 1 : Quelle nécessite pour toi d'en discuter avec ta mère, pourquoi ne pas prendre de la distance de toi-même, et tarissant progressivement les informations sur toi qui parviennent à elle ? Crée un nouveau compte où tu gères tes finances "internes", ne lui raconte pas tout ce que tu fais jour par jour, en somme, acquiert une vie privée qui ne lui appartienne pas. Et dans cette vie, tu pourras te permettre de faire ce que tu veux, sans qu'elle s’immisce, et sans non plus lui cracher au visage puisqu'elle ne le verra simplement pas.
Point soulevé 2 : Divise le problème. Si ça passe pas avec tes deux parents, fais-les un par un. Si ça passe pas tout les sujets à la fois, fait les un par un. L'important c'est de se focaliser sur chaque point, et de le résoudre méthodiquement, en évitant l'habituel contre-argument qui n'en est pas un de ramener en avant la reconnaissance que tu lui dois, etc. Ils doivent considérer chacun de tes arguments, pas les foutre à la poubelle en disant qu'ils ne sont pas pertinents.
Point soulevé 3 : La volonté d'en parler, c'est bien, mais il suffit pas de nommer ou énumérer les problèmes pour que ça aille mieux, il faut travailler dessus à deux ou trois. C'est pas évident, parfois même impossible, mais même dans ces cas là, se mettre d'accord sur "On est pas d'accord" est toujours bien mieux que de ne pas statuer sur le sujet, et rester fermé sur sa position.
Liste des choses à traiter :
- à 18 ans tes parents regardent plus dans ta vie privée, c'est toi qui décide éventuellement d'en parler.
- à 18 ans tes parents surveillent pas tes finances. Ce qui les regarde, à la limite, c'est ce que tu fais de leur argent, mais aucunement du tiens.
- à 18 ans tu demandes des conseils pas des permissions.
Remarque : Pour leur argent, justement, là c'est eux qui ont raison, c'est le leur ils ont leur mot à dire. Part du principe que si tu veux faire un truc sans leur soutient, tu le fais avec ton argent, pas avec le leur. C'est un moyen de te protéger d'un "si tu dépense mon argent comme ça autant que j'arrête de t'en donner', qui ne serait pas bien arrangeant.
Point soulevé 4 : Deux cas possibles (et pas exclusifs) :
- "Moi, maman, j'aime pas que mon fils fasse du stop parce que je m'inquiète pour lui, donc je le menace du peu de ce qui est en mon pouvoir pour tenter de le dissuader, vu qu'il n'écoute pas mes conseils et que j'estime être mon devoir de le protéger même contre son gré."
- "Je maintiens un certain niveau d'autorité, par ce que si je suis plus laxiste, il accentuera la distance avec nous ses parents, et on le verra encore moins que maintenant. Mieux vaut le forcer à être avec nous, à donner des nouvelles, à nous écouter, que de le perdre." (note : Attention, souvent ça ressemble à ça mais c'est finalement pas souvent le cas)
Dans les deux cas cités, le problème est résumable en "Il ne fait pas de lui-même ce que je voudrais qu'il fasse, donc je préfère le forcer que de le laisser ne pas le faire". La seule différence est que dans un cas, c'est pour toi, dans l'autre pour elle. Comme précisé, ça peut (et c'est sûrement) un mélange des deux.
Point soulevé 4bis : Du coup, plus tu t’éloigne de ses attentes explicites, plus elle serre la poigne, par ce qu'elle s'imagine pas que tu puisse donner des nouvelles, être raisonnable et maintenir une relation avec eux de ton plein gré. Du coup, une idée pourrait être, tout en t'éloignant de ce qu'elle demande explicitement, continuer à satisfaire ses demandes implicites. En somme, c'est une façon de la rassurer et regarder sa confiance. Les attentes implicites sont étant savoir que t'es en sécurité et que tu maîtrises ce que tu fais et ne pas les abandonner complètement au profit de ta propre vie. Tout parent veut être proche de son enfant et que celui-ci soit en sécurité, c'est naturel.
Point soulevé 5 : Qu'est-ce qui se passe, concrètement, si tu fais des trucs ? Elle arrête de payer ton loyer, ton permis, tes études ? Ou c'est juste qu'elle te conduira pas en ville avec sa voiture et te fera une remarque irritante de temps en temps ? Par ce que dans le deuxième cas, même si tu n'arrives pas trop à l'admettre, t'en es pas dépendant, donc tu supporter les conséquences, même si elles sont pas des plus agréables. L'irritation peut être un prix à payer pour vivre ta vie, et honnêtement, c'est ridicule par rapport à ce que certains traversent.
Point soulevé 6 : Au sujet du fait que tu essayes de la protéger au maximum (pas de conflit, pas d'attaque), c'est aussi une forme de dépendance. T'es confronté directement aux réactions de ta mère, et par empathie elles te font souffrir, donc ce serait intéressant de t'en détacher pour de vrai, complètement, pendant X temps, juste pour saisir ce que c'est de ne pas l'avoir sous les yeux. Être physiquement séparé de tout lien avec elle pendant un moment, pour tout les deux ce sera bénéfique. Toi tu réalisera deux choses : la tranquillité que ça t'apporte, dans un premier temps, mais aussi le fait que tu n'a pas besoin de savoir comment vas ta mère, tout comme tu exige d'elle qu'elle n'ai pas besoin de savoir comment tu vas. Et de son coté, elle prendra du recul sur ton absence, et donc sur ta présence, qu'elle saura sans doute apprécier à sa juste valeur, particulièrement si en parallèle de cet événement, tu "améliore" les moments que tu passes avec elle, remplaçant les obligations familiales par des moments de partage spontanés, motivés ni par la peur de blesser, ni par celle de désobéir.

Conclusion : On a pris en compte ce qui avait à être pris en compte : Le respect que tu lui dois, celui qu'elle te doit, ses problèmes de couples, les points sur lesquels tu dépend d'elles, ceux sur lesquels c'est elle qui a raison, etc. L'idée que tu dois retenir de tout ça, c'est de ne pas être effrayé par une transition un peu sèche, à condition de savoir être là pour maintenir en bons termes la relation, et prendre sur toi d'être capable de lui faire mal quelques temps pour votre bien à tout les deux au long terme. Que ce soit pour toi ou pour elle, ça marche pas, et y'a un changement nécessaire. Fait les choses bien, fait les dans l'ordre. Commence par statuer les choses avec elle (les quelques premiers points), en lui parlant, en travaillant sur chaque point qui ont à être travaillés. Ensuite travaille de ton coté ce que t’apporte à la relation parents-enfants, par ce qu’effectivement si ton interaction est perçue de leur coté comme "Je vous vois par ce que j'ai pas le choix", que ce soit motivé par la peur de décevoir ou celle de désobéir, dans les deux cas c'est pauvre et malsain. Apporte ce que tu as apporter, mais fait le pour eux et pour toi, pas pour des raisons de merde. Montre leur "Je vous désobéit, mais je suis toujours votre fils. C'n'est pas par provocation, c'est simplement par ce que c'est ma vie, plus la votre". Ils ont besoin de ça pour savoir qu'ils peuvent te faire confiance.
Au final, oui, tes parents on besoin de changer pour accepter ce que tu es et comment tu vis, mais l'inverse est vrai aussi, soit à l'écoute et présent. Si je devais le résumer, je dirais que tu dois vivre ta vie, et ils doivent en faire partie, alors qu'en ce moment, faute de ça, tu vis pour eux. Ils ne font pas partie de ta vie, ils la dirigent, même implicitement, l'erreur est là.
Une fois que t'as mis à plat chaque problème, et accepter de changer ton rapport à eux, commence à appliquer ces principes. Vis ta vie, rassure-les quand ils en ont besoin, ne soit pas indigne, mais ne soit pas soumis non plus. Respecte les, respecte ce qu'ils font pour toi. Ne dépense pas leur argent pour quelque chose qu'ils ne cautionnent pas, typiquement, tu dois leur montrer que t'es capable de te donner toi-même les moyens de faire ce que tu veux faire. S'ils ne veulent pas te payer un covoiturage, alors rien au monde ne te rend légitime à leur demander, c'est leur fric. Par contre, ils ne peuvent pas t’empêcher de te le payer toi.
Et surtout, rappelle toi qu'au milieu de tout ça, il vas-y avoir une phase ou tes parents ne l'auront pas encore accepté, et qui sera difficile à vivre (critiques, freins, etc.). C'est dans ces moments là qu'il va falloir mettre à profit ta capacité surhumaine à prendre sur toi, par ce qu'au lieu de l'utiliser à maintenir un status-quo, tu le feras à avancer. Et c'est cool.

09 janvier 2014

Papa Maman #1

"Quand on a parlé du fait qu'ils sont encore plus paranos que moi, ce n'était ni une plaisanterie ni une hyperbole.

- Je suis convaincu de l'inverse. Tu es plus parano qu'eux, pas par rapport à la vie en général, mais par rapport à eux, justement. Tu crois que quand je veux parler de quelque chose à ma mère, je me tâte pendant une semaine pour savoir si c'est bien, puis j'hésite une autre semaine avant de lui en toucher un mot, et quand je me décide enfin on en parle 5 minutes et c'est fini ? J'ai un ami qui a passé des semaines à échanger des mails avec son père, pour statuer sur les choix qu'il avait fait dans sa vie. Ils ne sont jamais tombés « d'accord », mais ils sont arrivés au point ou son père a dit "ok, je comprend et j'accepte, même si je ne pense pas comme toi". Par ce que tout parent sait qu'on a besoin de faire des erreurs pour avancer, et il l'a laissé essayé cette voie qu'il n’approuvait pas. C'est ça l'accord parental, c'est un lutte, un guerre des idées et des idéaux. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents qui prennent conscience « tout seuls » de l'évolution de leurs enfants, c'est un dialogue, une relation sur le long terme, qui permet cette évolution. Pas un : « Au fait maman je peux sortir ce soir ? - Non t'es privée de sortie – Ok tant pis ». Ça c'est ce que le monde a fait des relations parents-enfant, mais c'est TELLEMENT faux.

Pour citer un autre cas, une journée entière à parler devant la cheminée de ce que j'allais faire de mes vacances. Et pas « Est-ce que je peux inviter des copains à la maison ? - Oui/non/demande à ton père ». Une vraie discussion de fond sur les raisons qui me poussaient à vouloir partir de cette manière, sur ces rencontres sur le forum, etc. Une conversation argumentée, bilatérale. Tes parents ne te connaissent pas. Ils ne savent pas qui tu es, qui tu veux être. Juste ce que tu veux faire là maintenant quand tu leur demandes. Ils ne saisissent pas la cohérence entre leur vision de toi erronée par des années de silence, et ce que tu demandes. T'es soudainement plus leur petite fille adorée, mais une vraie personne.

Mais c'est pas la forme qui définit les rapports entre les gens, c'est le fond : J'en ai rien à foutre de savoir si ce soir tu te couches à 22 ou 23h. Quand je te parle là je m'interroge sur ce que tu penses de la vie, des autres, tes valeurs, tes buts, ta philosophie. Des choses que je connais pas sur toi, mais qui me permettent de t'apprendre. Pourquoi moi, illustre inconnu, je ferais ça ? Et pourquoi tes parents, eux, se préoccuperaient de l'heure à laquelle tu te couches, et pas de ça ? Ça te semble pas bizarre ?

T'es grande maintenant, tu commence à savoir comment la vie fonctionne, c'est plus à eux de décider de ta vie, quelle-qu’en soit l'échelle. Et si tu dis à tes parents : « Mon but dans la vie c'est X, et mes moyens pour y arriver c'est Y », ils vont pas répondre « Oh mon dieu mais tu vas te coucher une heure plus tard que ce qu'on avait décidé, ça va pas du tout ! ». C'est du fond que vous allez discuter. J'ai les mêmes discussions avec mes parents qu'avec des amis, des vrais. Le genre de discussion où on discute d'égal à égal, et qu'on se remet en question ensemble. T'en es loin je suppose :P

- Ils ne sont pas dans ce genre de considérations métaphysiques, dirons-nous.

- Ils n'y sont pas ? qu'est-ce que t'en sais ?

- Vagues expériences de lancement de discussions sur ce genre de piste.

- Vagues expériences de lancements. Essaye "franche discussion directe", tu verras, c'est plus efficace en général.

- Vagues expériences signifie expériences peu concluantes.

- J'ai vu ta mère, et c'est pas le genre de personne à être fermée à ce genre de sujets. Je dis pas qu'elle aura de la facilité à les aborder, mais c'est pas non plus le genre de personne à répondre « par ce que c'est comme ça » à toutes les vraies questions de la vie. Montre-lui juste que t'es en age de penser à ce niveau là.

- Ce qui est joyeux, c'est que tout le monde me dit ça au sujet de mes parents. Et à chaque fois j'ai beau expliquer qu'ils sont aux antipodes de leur personnalité hors du cercle familial et dans le cercle familial. J'ai toujours cru que c'était quelque chose de commun à toutes les familles.

- C'est comme ça dans toutes les familles. Mais penses-tu que si ta mère est capable d'en discuter avec des « extérieurs », elle n'est pas capable d'en discuter avec toi ? Rappelle-lui que tu es un humain à part entière. Sa fille, pas juste son enfant. Le rôle de parent évolue avec l'enfant."

06 mars 2013

Life is so fucking complex.

Putain d'empathie. Putain d'êtres humains. Putain de vie.

J'ai le corps qui tremble.
Mon épaule me lance, mais au fond je la sens même pas.
Je m'en fout.
J'ai cru que ça allait simplement redevenir normal.
C'est pas possible. Comment ce serait possible ?

Comment retrouver cette foutue vie après ça.

J'arrive pas. J'accepte pas.

Dans ma tête ça bouge.
Plus vite que prévu.
Pas au bon moment.

J'ai tant à dire dans un silence,
Mais personne pour l'écouter,
Juste la lune qui me lance
que cette vie n'est que vanité.

Je me revois traversant les rue de Marseille, mon sac jeté sur une épaule.
Je me revois, marchant, libre. Je me revois ne même pas savoir ou j'allais dormir, et n'en avoir rien à foutre.
Je me rappelle que la seule chose dont j'ai besoin pour vivre, c'est moi.

Je me revois perché sur ce toit, observant la rue cinq étages plus bas.
Je me revois, rêvant, serein. Je me revois ne même pas savoir ce que je faisais là, et n'en avoir rien à foutre.
Je me rappelle que la seule chose dont j'ai besoin pour Vivre, c'est ça.

Et aujourd'hui je me vois. Seul, oscillant entre mes cours et mon écran.
Je me vois, en tailleurs sur mon lit. Entouré de toutes ces choses qui sont miennes et dont je n'ai rien à foutre.
Je me rappelle que tout ce que je déteste, c'est cette vie.

Même après tout ce que j'ai fait pour la rendre supportable.
Même après tout ce que j'ai pris pour des étoiles et qui n'était que des lucioles.
J'ai envie de vomir. Et mon corps tremble.

Je crois qu'il va être temps.
J'ai trop attendu.
Maintenant je bouge.

04 mars 2013

Life is so fucking simple.

Un sms.
Une discussion.
Un post.
Un rêve.
Une rencontre.
Une famille.

'thanks

05 janvier 2013

Fuck up evreything.

Un père ? Non. Une ombre, toujours là mais jamais présente. Voilà ce qu'il a été. Rien d'autre qu'une présence fade, inutile. Nous rappelant a chaque fois qu'il le pouvait que ma mère était stupide, orgueilleuse, simplement par ce qu'il n'avait pas ce qu'il voulait. Et qu'est-ce qu'il voulait... une belle image, une famille comme dans les séries, ou tout le monde à l'air d'être heureux. À l'air. C'est tout ce qui compte pour lui.
Et le reste ? Une mère ? Une famille ? Je n'ai pas ce que je cherche. Personne ne peut me le donner. J'ai attendu ça de ma mère, j'ai attendu ça de mes amis, j'ai attendu ça du système. Personne. C'est à moi seul de le prendre.

Fuck up evreything. Nothing matters.

Prendre ma vie en main. Maintenant.
Opportunités.
Volonté.
Sagesse.

Pour faire quoi ?
J'ai besoin d'un but.