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25 juillet 2015

Standalone.

The wheel just keep on turning
I feel happy and I feel sad
Alone.

C'était la pierre qui manquait à l'édifice.

Rétrospective d'un homme qui s'est construit envers et contre tout, chapitre premier.
L'enfant.

Cet enfant, timide et perdu, n'ayant pour seule réalité que l'univers des livres et les bras de sa mère.
Cet enfant avide d'apprendre mais n'aimant pas l'école. Errant.
Cet enfant à tourné les pages d'un livre qui a changé sa vie.

Jusqu'au lycée mais seuls amis étaient ceux à qui je mentais pour sembler intéressant.
Ma passion pour la fiction et les ordinateurs étaient plus ou moins tout ce que j'avais dans la vie.
Dès lors, ma vie fut ponctuée de rencontre et de séparations qui ont entourés mes grandes épiphanies.
La seconde fut marquée par une rencontre, celui de ce type bizarre au premier rang qui travaillait sur un ordinateur. Celui qui m'a redonné le goût d'être différent en me montrant que je n'était pas seul.
La première fut marquée par deux rencontres. Celle de ma voisine de classe, une amie comme je n'en avais jamais eu, et celle d'Ellana. Ces deux rencontres m'ont donné goût à la liberté et au voyage.
La terminale fut marquée par une rencontre. Celle avec qui j'ai partagé trois ans de ma vie et qui m'a fait découvrir l'amour.
L'année suivante fut marquée par la réalisation que tout ces gens sur le forum existaient dans la vraie vie. Et ça m'a appris ce qu'était une famille. Et ce fût le début de ma chute.

Ces quartes années n'ont pas été vides. C'est clairement ici que je situe ma sortie de l'enfance. J'ai quitté cette phase de la vie ou se mêlent innocence et incompréhension pour m'ouvrir au monde. Une ouverture marquée de déceptions et de prises de conscience. Je ne me risquerai pas à tracer une ligne précise de tout ce qui m'est arrivé et de tout ce que j'ai appris, mais ce qui est ressorti de ces années est toujours limpide dans ma tête :
- La plus part des gens sont très cons, surtout quand ils sont en groupe.
- J'ai le droit de sortir de cette masse et de faire ma vie comme je l'entend.
- Mes maîtres mots sont vérité, justice et liberté.
Bien sur ces réalisations ont évolué depuis, mais elles restent un solide ciment de ce que je suis aujourd'hui.

Mais s'il fallait s'arrêter là... chapitre deuxième.
La chute.

Je n'en pouvais plus. Le gouffre entre ce que je vivais et ce que je voulais vivre ne cessait de grandir.
Alors je suis parti.

J'ai pris la route à 16 ans, laissant en plan une année de fac bien entamée et tout ce potentiel que je gâchais de toute façon selon les dire de chacun de mes profs. J'ai parcouru le monde - mon monde. J'ai appris que je pouvais vivre dans la rue. Que je n'avais besoin de rien. Que tout le reste était mensonge.
J'ai appris que je n'étais pas seul.
Et puis... J'ai appris que j'était seul.
Alors je suis revenu. J'ai recollé les morceaux, et j'ai tenu le coup. J'ai vécu presque un an de plus au radar, à philosopher sur le forum, étudier par ce que c'était ce que je devais faire, essayer de vivre une vie qui n'était pas la mienne. Et encore une fois, ça n'a pas tenu.
Une lueur d'espoir est venu me sortir de tout ça, une lueur qui est venue s'installer dans ma ville et avec qui j'ai vécu. J'ai espéré à nouveau ne pas être seul. J'ai espéré que ça marcherait. Et ça n'a pas marché.

J'ai rechuté. Rechuté dans la fiction, dans une vie qui n'existe pas. Mais une fiction bien réelle, cette fois. Ce n'était plus les livres que j'utilisais pour fuir. C'était la route, au début. Je fuyais ma vie en ajoutant des kilomètres au compteur. Puis s'installa un hédonisme malsain. Les soirées s’éternisant chez des potes ou même sur le trottoir, puis la drogue. Je m’entraînais moins, je ne voyageais que pour fuir la pression quand elle devenait trop forte, je n'étais plus proche de personne... et le pire, c'est que tout ça me convenait à merveille. Ce serait mentir que de dire que j'ai regretté ce temps.

Et puis la réalité a frappé à ma porte. Me rappelant à la dure réalité. Tel un couperet.
"Hey, t'as eu ton bac y'a trois ans déjà. Tu te rappelle ? À l’époque ton rêve c'était de quitter le lycée pour enfin pouvoir t’épanouir dans la vie. Et regarde toi. T'as pas bougé. Et le peu de choses que tu fais, tu les fais mal."

C'était vrai. Je n'avais pas bougé. Et que ce soit mes études ou celle que j'aimais, tout paraît en couille.

J'ai redécouvert un sentiment oublié.
Cette rage froide qui me rappelle tout ce que je pourrais être, et qui me rappelle tout ce que je ne suis pas.
Mais pour la première fois, elle ne me poussait pas à fuir ou à détruire, non. Pour la première fois, elle me poussait à devenir l'homme que j'étais. Elle me rappelait toutes les belles phrases que j'avais jadis écrite, elle les gravait au plus profond de mon cœur.

Et puis... la vie a continué. J'ai traversé une nouvelle fois la France en stop, rencontrant de nouvelles personnes qui ont été là pour me rappeler que j'étais pas seul. L'espoir est revenu, doucement.
Et puis... la vie a continué. Me rappelant encore une fois que je suis seul.
Cette dernière révélation s'est posée sur moi comme la dernière pierre de cet improbable édifice qu'est ma vie.

Chapitre troisième
J'ai grandi.

Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Nietzsche a écrit "Tu dois devenir l'homme que tu es".
Je sais maintenant quel homme je veux être. Et je vais le devenir.

J'ai réussi à me défaire de la consternation et de la culpabilité,
J'ai renoncé à rattraper le temps perdu,
J'ai arrêté d'avoir peur de cette foutue solitude.
Ce qu'il reste, c'est la volonté de ne pas en perdre plus. Cette volonté oubliée.

L'amour que je voue aux hommes est un amour triste.
Triste de constater que je ne peux les aider.
Triste de constater que je n'peux que les aimer.
Je navigue à contre-courant.
Anarchiste, polyamoureux, philosophe libertin, voyageur, âme sensible, j'ère, désespérément seul car c'est notre nature, dans ce monde qui m'est offert, déplorant de n'y être qu'un visiteur incapable d'y trouver une place. Mais je suis en paix.

I now stand. Alone.

30 janvier 2014

Les capacités du marchombre.

J'ai envie de réagir à ce que tu dis, Mayt, ça m'a interpellé.

Admettons un moment que l'on examine les caractéristiques de ces personnages de fiction que sont les marchombres, si on ne peut pas les réduire à une vision aussi étriquée et épurée que le sont Ellana, Jilano ou Sayanel, on ne peut pas nier qu'être marchombre, dans le monde de Pierre, suppose des caractéristiques et des conditions bien particulières.

C'est une idée, certes, mais une idée qui dans sa composition en nécessite d'autres.
Alors au contraire de toi, si, je pense pouvoir dire que tous les marchombres escaladent des tours.
Parce que si on s'attarde un peu sur la manière dont Pierre les présente, les développe, les fabrique, on s'aperçoit qu'ils sont un certain rapport à la liberté, un certain rapport à soi, un certain rapport au monde.

Ils ne sont pas tout et n'importe quoi.

Ce "certain rapport" exige pour être présent, des conditions, comme un rapport physique et extrêmement exigeant à son propre corps. Une indépendance totale, financière, morale, éthique, sociale.

On ne naît pas marchombre (même la grande Ellana doit apprendre, elle naît avec un incroyable potentiel, elle naît pour devenir marchombre, mais elle ne naît pas marchombre), on le devient à travers certaines conditions, entre autre un entraînement incroyablement intense et sans pitié qui développe un rapport à son propre corps et à soi, à ses propres limites qui serait inconnu sans cela, de même qu'en parallèle une compréhension et une philosophie de la liberté qui ne peut s'épanouir et se vivre que dans ce rapport là au corps.

Ne vous y trompez pas, les marchombres sont un corps de l'élite, et seuls les plus persévérants, les plus résistants, les plus sensibles à la formation de marchombre parmi les rares élus choisi pour la suivre le deviennent. Ce n'est pas pour rien que Pierre les a décidé si peu nombreux : Bien peu peuvent et se révéleront être à la hauteur, être accordé à ce qu'exige la voie du marchombre.

Ce n'est pas parce qu'on se sent un peu marchombre sur les bords qu'on l'est, dans le monde de Pierre en tout cas. La philosophie marchombre, même en Gwendalavir, ne doit certainement pas plaire qu'aux seuls marchombres. Elle ferait rêver n'importe qui qui n'est pas déjà bien ancré dans son propre chemin, et pourtant ça n'en fait pas des marchombres.

Même lorsque qu'Ellana comprend, lors de l'épreuve finale que Jilano lui fait passer, qu'elle est marchombre, libre ou enchaînée, jeune ou vieille, elle le comprend parce qu'elle sait qu'elle l'est devenue. Et que maintenant qu'elle l'est devenue, rien ne pourra jamais l'ôter de cette voie là. Mais elle n'a jamais été marchombre comme ça en se reconnaissant dans les idéaux qui lui étaient présentés. Elle l'est devenue au terme d'exigeantes et éprouvantes conditions, d'un apprentissage terriblement ardu, parce que c'était le seul prix à payer pour le devenir. Elle l'est devenue en parcourant ce chemin, elle l'était parce qu'elle était sur CE chemin.

Alors non un marchombre ne peut cesser d'être souple et agile, d'escalader des tours, parce que c'est ce qu'est le marchombre. Non pas l'escalade, non pas le combat, ni la souplesse, mais CE rapport au monde, LE rapport au monde que tout ceci produit. Et il ne s'acquiert que de cette manière là, parce qu'il est vécu, et la seule manière de le vivre, c'est de passer par là.

Donc bien sûr que si il ne suffit pas, du moins dans le monde de Pierre, de se réclamer marchombre pour l'être. Et dans le monde réel, si c'est vraiment la question, non plus. Parce que justement, marchombre n'est pas n'importe quoi. Marchombre est une idée avec un sens, un sens qui disparaît si tu lui enlève ses piliers.

Se dire et se sentir marchombre n'a aucun sens, si ce n'est que tu vois des affinités entre la philosophie crée par Pierre pour ses personnages et ce que tu voudrais bien être.

Mais être marchombre, c'est totalement différent. Ca veut dire être quelque chose de bien particulier, quelque chose avec un sens propre totalement différent que celui que tu voudrais bien lui donner.

La liberté du marchombre ce n'est absolument pas faire n'importe quoi, être n'importe qui.

Car si le marchombre fait ce qu'il veut, ce qu'il veut découle de sa condition de marchombre. Être marchombre, ça veut dire vouloir certaines choses et ne pas en vouloir d'autre. Ca veut dire faire certaines choses et s'abstenir d'en faire d'autres. La liberté ce n'est pas du tout, du tout pourvoir faire n'importe quoi, c'est d'être en harmonie parfaite avec sa nature profonde, avec ce que l'on est, et de se donner tous les moyens de le faire. Donc être marchombre, c'est bien être libre, oui, mais cette liberté exige de quoi se déployer, exige d'être quelque chose de très spécial.

Marchombre n'est pas un titre en effet, c'est une essence, une nature. Et s'il est dans la nature de l'homme d'avoir deux bras et deux jambes, il est dans la nature du marchombre de posséder une souplesse et une harmonie corporelle extraordinaire, il est dans sa nature d'être extrêmement solitaire et totalement indépendant, pour donner les archétypes. Même les plus vieux des marchombres qui sont donc diminués physiquement par l'âge, restent des personnes hors du commun sur ces critères.

Si ces attributs ne sont pas ceux de notre nature, alors c'est simple : C'est que nous n'en sommes pas. Cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas le devenir, bien sûr. Mais tant que ces attributs seront manquant, se dire marchombre a autant de sens que de se dire forgeron et ne pas pouvoir brandir un marteau. Ou, pour prendre un exemple encore plus parlant, prétendre être un dragon alors que l'on n'est qu'une chèvre.

Donc entre désirer être marchombre, se dire ou se sentir marchombre, et l'être véritablement, dans ce monde comme en Gwendalavir, c'est un univers de différence. Et peu ont eu, auront, ont, la capacité ET la volonté nécessaire à le franchir. Peu en Gwendalavir et encore moins ici peuvent dire simplement "je suis un marchombre" sans que cette affirmation ne résonne autrement que comme une revendication creuse, vide de substance et de sens.

L'habit ne fait pas le moine, pas plus que le nom marchombre ne fait l'être marchombre.
- Revan, sur le forum La Voie des Marchombres. Merci à lui.

24 août 2013

La Voie est en nous

Pierre Bottero a écrit :
Lorsque j'ai écris ce passage, a la fin de l'envol, j'ai mis en mots la découverte d'Ellana que l'état du marchombre n'est pas lié a de rares et étonnantes capacités physiques mais a la conscience et a la volonté d'arpenter un chemin propre, une voie, à l'intérieur de soi. Un chemin conduisant a sa liberté, a son équilibre, a son harmonie. C'est a ce passage que je songe lorsque des lecteurs me demandent si être marchombre est possible, vraiment possible. A cette question, j'ai envie de répondre qu'il y a deux réponses, celle du savant et celle du poete. Le savant, raisonable et posé, insiste sur le risque qui résulte d'une confusion entre littérature surtout fantastique, et réalité.S'il sait la force des mots et celle des histoires, il considère qu'il y a bien assez de chemins dans notre monde pour s'en inventer de nouveaux. Pour lui, le marchombre est un ami littéraire qu'il serait vain de vouloir ressembler.

J'ai remarqué un truc, tout ce qu'a écrit bottero à propos du marchombre qui ne soit pas le pacte lui même est toujours plus ou moins à coté. J'ai parfois l'impression qu'il est dépassé par la portée de son œuvre.

Être marchombre, ou,être quoi que ce soit d'autre, est-ce que ça nous définit vraiment ? Je ne crois pas non. J'ai récemment discuté de bouddhisme avec un bouddhiste, et j'ai essayé de lui faire comprendre cela : Si tous nos rites, nos actes, nos croyances et savoirs, si tout ça n'est déterminé que par nos choix et nos réflexions, comment pouvons nous nous donner une étiquette ? Il m'affirmait que chacun de ses rites bouddhistes était réfléchi, et qu'il savait pourquoi il le faisait. Je lui ai répondu "dans ce cas, pourquoi tu dire bouddhiste si tu fais ce que tu fais par ta réflexion, et non par ce que c'est ce que font les bouddhistes ?". Il n'a pas vraiment su me donner de réponse. J'en viens à poser la même question : pourquoi nous nommer marchombre, si tout ce que nous faisons vient de nous, et pas d'un dogme extérieur appliqué aveuglément ?

J'ai un peu réfléchi à ça, et une réponse assez simple m'est apparue. Dans les religions, on peut se donner l'étiquette du pratiquant, par ce qu'on accepte les dogmes de cette religion. Dans notre cas, nous n'acceptons aucun dogmes, et cela fait de nous ce que nous sommes.

Mais du coup, est-ce qu'on peut dire que chaque athée est marchombre ? chaque agnostique ? Nah, ça ne suffit pas.

L'autre partie de la définition, c'est celle de la notion de voie plus "traditionnelle". Je suis pompier, politicien, marchand, médecin, soldat, etc. Ou je suis marchombre.

Dans le livre le marchombre s'exprime par le fait qu'il n'a comme objectif que sa voie, et que tout ce qu'il fait à coté est accessoire. Il peut être marchand s'il a besoin de l'être, mais il n'Est pas marchand, il Est marchombre. C'est quelque chose que j'ai remarqué en regardant la version longue d'avatar (lol) : Le héros s'engage dans l'armée, non par conviction politique ou par volonté de se battre pour son pays ou pour la liberté. Non, il s'engage juste par ce que pour lui c'est un bon moyen de progresser personnellement, par l'apprentissage de l'adversité et du combat. En ça je vois une forme de marchombre, sa voie, c'est lui.

C'est ce que Bottero dit par "la conscience et la volonté d'arpenter un chemin propre, une voie, à l'intérieur de soi". Il insiste sur ce point, ce qui fait la voie marchombre c'est qu'elle est à l’intérieur de nous.

Ces deux visions de la "Voie" marchombre sont pour moi parfaitement transposable au monde réel, sans aucune difficulté. En ça je vois le marchombre comme tout à fait réaliste, contrairement à ce que formule Bottero ici. Et encore contrairement à ce qu'il dit, je ne crois pas que la voie marchombre -ou aucune autre- n'est besoin d'être créée. Les voies sont. Le simple fait de choisir de l'arpenter la fait exister. Il n'y a pas besoin de la créer.

Après, la voie ne se limite pas à ça il y a aussi les notions philosophiques d'harmonie/ouverture et autres, qui, en temps que notions philosophiques, sont transposables à toutes les époques et dans tout les temps, sous toutes les formes. La combinaison des trois donne un être que j'imagine sans difficulté arpenter n'importe quelle époque, et n'importe quel contexte.

"La conscience et la volonté d'arpenter un chemin propre, une voie, à l'intérieur de soi"
Pour moi la voie du marchombre est tracée en l'Homme avec un grand H, pas tracée dans le monde dans lequel il vit. Et en ça, elle existe tant qu'il y a des hommes.

05 avril 2013

Obstruction.

Bonjour,

Merci pour votre message et pour l'intérêt que vous portez à notre formation. Malheureusement je ne peux rien faire pour vous [...].

Vous avez d'autres possibilités parmi les doubles cursus à l'UPMC. Vous pouvez trouver des renseignements concernant ces formations sur le site de l'UPMC.

Cordialement.


Dommage.
Bypass. Carry on. Don't stop.

04 avril 2013

About-turn.

Il y a que les imbéciles qui changent pas d'avis. Apparemment, j'en suis pas un.

30 mars 2013

On My Way.

Je sais ou je veux aller.
Vérité, Justice, Liberté.

Vérité.
Assumer ce qui est.
Et ce que je ressens.
Arrêter de se cacher.
De mentir.
De me mentir.

Justice.
Toujours faire ce qui me semble Juste.
Bon.
Bon dans l'ensemble, le bilan.
Ce qu'il reste.
Ce qu'il reste après moi.
Par ce que je ne suis rien.

Liberté.
Ne rien faire qui m'entrave dans ma manière de vivre, sauf si c'est essentiel à un des deux premiers.

Sur ces trois valeurs, je fixe mes réflexions personnelles.

Vérité ? Vérité veut aussi dire connaitre la vérité sur moi, ce que je suis, ce que je peux, mes limites, mes capacités, etc.
Vérité veut dire comprendre. Les gens et les sociétés, et accepter cette vérité.
Vérité veut dire se passer du plaisir gratuit.
Chercher plus loin.
Chercher le bonheur.
Et vivre heureux.
Sans plaisir superflus.
La vérité, c'est aussi affronter les déplaisirs.
Sans essayer de les combler.
Par des mensonges.
Accepter plaisir et douleurs.
Et être heureux quand même.

Justice ? Décider avec mon Cœur et ma Tête.
En union.
Pas en opposition.
Savoir ce qui est vrai, et décider ensuite
La vérité est indissociable.

Liberté ?
Ne dépendre de personne et ne laisser personne dépendre de moi.
Pour ne pas faire de mal. Mais quand même donner ce que je peux.
Un jour, un homme m'a dit :
Donne, donne toujours tout ce que tu as à donner.
Mais ne donne pas trop, sinon, tu ne pourra plus donner.
Garde-en en assez pour pouvoir continuer à donner pour toujours.
Et c'est ce que je ferais.

Tout ce que la Justice, donc la Vérité, me permettra de donner, je le donnerais.
Mais je resterais libre, pour pouvoir continuer à donner.
Voilà.
Ça c'est ce que je vais construire.
Moi.

Et qu'est-ce qui me rend légitime ? Le fait que je doute. L'homme fort croit tout en doutant de sa foi.
Et puis, il faut bien faire quelque chose. Je préfère prendre le risque d'échouer, mais d'avoir fait ce que je croyais juste, que de ne rien faire du tout, et de me dire que j'aurais pu essayer.

13 mars 2013

I'm already gone.

I think the time is come to undertake what I decided. It's too late for coming back, it's time to go forward.


J'ai besoin de ça. J'ai tout entendu. Du bien, du mal, des gens neutres, des gens complètement scandalisés, des gens inspirés, d'autres curieux.
Et rien ne m'a fait vaciller.

Je pars. À la lueur du jour qui se lève, je pars.

J'ai besoin d'apprendre. D'apprendre qui je suis, ce que je veux, ce dont j'ai besoin.
Je ne sais même pas si ça va me plaire. J'ai soif d'inconnu, mais j'en ai peur.

Je pars. Je veux tracer mon propre chemin, alors je pars.

J'ai besoin de vivre. Vivre une vie que j'ai toujours regardée avec envie, et sur laquelle j'ai trop mis de "si".
J'ignore même si je vais y survivre. J'ai peur mais la lune me guide, et je sais que c'est ma voie.

Je pars. Un jour peut-être je serais de nouveau là parmi vous, mais je pars.

J'ai besoin de découvrir. Découvrir un monde et ses habitants, qui m'ont toujours fascinés sans jamais franchir mes écrans. Je ne sais pas qui croisera ma route. Mais puisse chacun d'eux être une expérience, que je n'oublierais pas.

Je pars. Sans ça, je pense que je regretterais toujours de ne pas avoir essayé, alors je pars.

Il faut savoir vivre des ainsi soit-il. Cette fois, ce ne sera pas que dans ma tête. Cette fois, c'est pour de vrai. Je vais marcher, vivre, bouger, voyager, rencontrer, découvrir, explorer, expérimenter, ressentir, partager, exister. Je vais partir. Je pars. Je suis déjà parti.

17 février 2013

Wrong Way.

Il faut penser à faire demi-tour quand on se rend compte qu'on s'est trompé de chemin.

Même si c'est difficile de s'imaginer repartir de quelque chose qu'on ne peut s'empêcher de considérer comme inférieur.

05 janvier 2013

Fuck up evreything.

Un père ? Non. Une ombre, toujours là mais jamais présente. Voilà ce qu'il a été. Rien d'autre qu'une présence fade, inutile. Nous rappelant a chaque fois qu'il le pouvait que ma mère était stupide, orgueilleuse, simplement par ce qu'il n'avait pas ce qu'il voulait. Et qu'est-ce qu'il voulait... une belle image, une famille comme dans les séries, ou tout le monde à l'air d'être heureux. À l'air. C'est tout ce qui compte pour lui.
Et le reste ? Une mère ? Une famille ? Je n'ai pas ce que je cherche. Personne ne peut me le donner. J'ai attendu ça de ma mère, j'ai attendu ça de mes amis, j'ai attendu ça du système. Personne. C'est à moi seul de le prendre.

Fuck up evreything. Nothing matters.

Prendre ma vie en main. Maintenant.
Opportunités.
Volonté.
Sagesse.

Pour faire quoi ?
J'ai besoin d'un but.

19 décembre 2012

Juste des mots.

Peut on avancer sans savoir ou on va ?
Ai-je la force de créer une Voie ?

Comment pourrais-je consacrer ma vie à quelque chose sur le quel je n'ai aucune certitude, à commencer par le fait que ce soit possible ?

Je ne peux pas me résoudre à la quitter pourtant.

Une voie faiblement éclairée par des mots,
Que personne avant n'a osé suivre.
Marchombre ?

Je veux vivre. Pas survivre. Ni rêver. Juste vivre.

25 novembre 2012

Imaginez une seconde.

- Essaye d'imagine, une seconde, cette personne. Elle a tout d'un marchombre du livre par sa philosophie, s'ouvre à comprendre le monde qui l'entoure et la société. Elle développe ces capacités physiques et apprend à survivre par ses propres moyens. Elle finit par quitter la société, et vivre de ses propres ressources, par la chasse par exemple dans des forêts, certes pas aussi peuplées qu'avant, mais bien assez pour en vivre, ou par des petit boulots au black qui lui permettent de récupérer un peu de liquide pour vivre. Elle boit l'eau qu'elle trouve, dans les fontaines, les sources, ou n'importe quoi selon le milieu ou elle se trouve. Elle n'a pas de domicile fixe, mais dort ou elle peut, soi hébergée chez des inconnus moyennant services rendus, ou dehors quand les conditions s'y prêtent. Ainsi, elle ne subie plus en rien les influences qu'on pourrait qualifier d'inévitables liées à la société. Elle peut très bien avoir une petite voiture, achetée d'occasion à un particulier, certes pas aux normes mais bien pratique pour des petits trajets, ou même pour y dormir. Elle est assez douée pour échapper au système, assez rapide et agile pour fuir les autorités si besoin est, assez discrète pour disparaître s'il faut, maîtrise assez bien le fonctionnement du système pour en jouer si elle en a besoin. Son seul passe temps consiste alors à explorer le monde qui lui est offert, simplement en voyageant, au grès des conditions, et en vaillant à toujours garder le contrôle, et à progresser parallèlement dans la maîtrise d'elle même. Le contrôle de sa vie. Ne pas se laisser faire par les autres, par le système, ou par n'importe quel élément perturbateur. Toujours agir en connaissance de cause. Jamais par simple réaction, toujours après réflexion. Pour moi, ça peut être ça, un marchombre.
C'est ça un marchombre.
- Mais... tu crois qu'il est possible de vivre comme ça?
- Non, je le sais.