Point soulevé 1 : Quelle nécessite pour toi d'en discuter avec ta mère, pourquoi ne pas prendre de la distance de toi-même, et tarissant progressivement les informations sur toi qui parviennent à elle ? Crée un nouveau compte où tu gères tes finances "internes", ne lui raconte pas tout ce que tu fais jour par jour, en somme, acquiert une vie privée qui ne lui appartienne pas. Et dans cette vie, tu pourras te permettre de faire ce que tu veux, sans qu'elle s’immisce, et sans non plus lui cracher au visage puisqu'elle ne le verra simplement pas.
Point soulevé 2 : Divise le problème. Si ça passe pas avec tes deux parents, fais-les un par un. Si ça passe pas tout les sujets à la fois, fait les un par un. L'important c'est de se focaliser sur chaque point, et de le résoudre méthodiquement, en évitant l'habituel contre-argument qui n'en est pas un de ramener en avant la reconnaissance que tu lui dois, etc. Ils doivent considérer chacun de tes arguments, pas les foutre à la poubelle en disant qu'ils ne sont pas pertinents.
Point soulevé 3 : La volonté d'en parler, c'est bien, mais il suffit pas de nommer ou énumérer les problèmes pour que ça aille mieux, il faut travailler dessus à deux ou trois. C'est pas évident, parfois même impossible, mais même dans ces cas là, se mettre d'accord sur "On est pas d'accord" est toujours bien mieux que de ne pas statuer sur le sujet, et rester fermé sur sa position.
Liste des choses à traiter :
- à 18 ans tes parents regardent plus dans ta vie privée, c'est toi qui décide éventuellement d'en parler.
- à 18 ans tes parents surveillent pas tes finances. Ce qui les regarde, à la limite, c'est ce que tu fais de leur argent, mais aucunement du tiens.
- à 18 ans tu demandes des conseils pas des permissions.
Remarque : Pour leur argent, justement, là c'est eux qui ont raison, c'est le leur ils ont leur mot à dire. Part du principe que si tu veux faire un truc sans leur soutient, tu le fais avec ton argent, pas avec le leur. C'est un moyen de te protéger d'un "si tu dépense mon argent comme ça autant que j'arrête de t'en donner', qui ne serait pas bien arrangeant.
Point soulevé 4 : Deux cas possibles (et pas exclusifs) :
- "Moi, maman, j'aime pas que mon fils fasse du stop parce que je m'inquiète pour lui, donc je le menace du peu de ce qui est en mon pouvoir pour tenter de le dissuader, vu qu'il n'écoute pas mes conseils et que j'estime être mon devoir de le protéger même contre son gré."
- "Je maintiens un certain niveau d'autorité, par ce que si je suis plus laxiste, il accentuera la distance avec nous ses parents, et on le verra encore moins que maintenant. Mieux vaut le forcer à être avec nous, à donner des nouvelles, à nous écouter, que de le perdre." (note : Attention, souvent ça ressemble à ça mais c'est finalement pas souvent le cas)
Dans les deux cas cités, le problème est résumable en "Il ne fait pas de lui-même ce que je voudrais qu'il fasse, donc je préfère le forcer que de le laisser ne pas le faire". La seule différence est que dans un cas, c'est pour toi, dans l'autre pour elle. Comme précisé, ça peut (et c'est sûrement) un mélange des deux.
Point soulevé 4bis : Du coup, plus tu t’éloigne de ses attentes explicites, plus elle serre la poigne, par ce qu'elle s'imagine pas que tu puisse donner des nouvelles, être raisonnable et maintenir une relation avec eux de ton plein gré. Du coup, une idée pourrait être, tout en t'éloignant de ce qu'elle demande explicitement, continuer à satisfaire ses demandes implicites. En somme, c'est une façon de la rassurer et regarder sa confiance. Les attentes implicites sont étant savoir que t'es en sécurité et que tu maîtrises ce que tu fais et ne pas les abandonner complètement au profit de ta propre vie. Tout parent veut être proche de son enfant et que celui-ci soit en sécurité, c'est naturel.
Point soulevé 5 : Qu'est-ce qui se passe, concrètement, si tu fais des trucs ? Elle arrête de payer ton loyer, ton permis, tes études ? Ou c'est juste qu'elle te conduira pas en ville avec sa voiture et te fera une remarque irritante de temps en temps ? Par ce que dans le deuxième cas, même si tu n'arrives pas trop à l'admettre, t'en es pas dépendant, donc tu supporter les conséquences, même si elles sont pas des plus agréables. L'irritation peut être un prix à payer pour vivre ta vie, et honnêtement, c'est ridicule par rapport à ce que certains traversent.
Point soulevé 6 : Au sujet du fait que tu essayes de la protéger au maximum (pas de conflit, pas d'attaque), c'est aussi une forme de dépendance. T'es confronté directement aux réactions de ta mère, et par empathie elles te font souffrir, donc ce serait intéressant de t'en détacher pour de vrai, complètement, pendant X temps, juste pour saisir ce que c'est de ne pas l'avoir sous les yeux. Être physiquement séparé de tout lien avec elle pendant un moment, pour tout les deux ce sera bénéfique. Toi tu réalisera deux choses : la tranquillité que ça t'apporte, dans un premier temps, mais aussi le fait que tu n'a pas besoin de savoir comment vas ta mère, tout comme tu exige d'elle qu'elle n'ai pas besoin de savoir comment tu vas. Et de son coté, elle prendra du recul sur ton absence, et donc sur ta présence, qu'elle saura sans doute apprécier à sa juste valeur, particulièrement si en parallèle de cet événement, tu "améliore" les moments que tu passes avec elle, remplaçant les obligations familiales par des moments de partage spontanés, motivés ni par la peur de blesser, ni par celle de désobéir.
Conclusion : On a pris en compte ce qui avait à être pris en compte : Le respect que tu lui dois, celui qu'elle te doit, ses problèmes de couples, les points sur lesquels tu dépend d'elles, ceux sur lesquels c'est elle qui a raison, etc. L'idée que tu dois retenir de tout ça, c'est de ne pas être effrayé par une transition un peu sèche, à condition de savoir être là pour maintenir en bons termes la relation, et prendre sur toi d'être capable de lui faire mal quelques temps pour votre bien à tout les deux au long terme. Que ce soit pour toi ou pour elle, ça marche pas, et y'a un changement nécessaire. Fait les choses bien, fait les dans l'ordre. Commence par statuer les choses avec elle (les quelques premiers points), en lui parlant, en travaillant sur chaque point qui ont à être travaillés. Ensuite travaille de ton coté ce que t’apporte à la relation parents-enfants, par ce qu’effectivement si ton interaction est perçue de leur coté comme "Je vous vois par ce que j'ai pas le choix", que ce soit motivé par la peur de décevoir ou celle de désobéir, dans les deux cas c'est pauvre et malsain. Apporte ce que tu as apporter, mais fait le pour eux et pour toi, pas pour des raisons de merde. Montre leur "Je vous désobéit, mais je suis toujours votre fils. C'n'est pas par provocation, c'est simplement par ce que c'est ma vie, plus la votre". Ils ont besoin de ça pour savoir qu'ils peuvent te faire confiance.
Au final, oui, tes parents on besoin de changer pour accepter ce que tu es et comment tu vis, mais l'inverse est vrai aussi, soit à l'écoute et présent. Si je devais le résumer, je dirais que tu dois vivre ta vie, et ils doivent en faire partie, alors qu'en ce moment, faute de ça, tu vis pour eux. Ils ne font pas partie de ta vie, ils la dirigent, même implicitement, l'erreur est là.
Une fois que t'as mis à plat chaque problème, et accepter de changer ton rapport à eux, commence à appliquer ces principes. Vis ta vie, rassure-les quand ils en ont besoin, ne soit pas indigne, mais ne soit pas soumis non plus. Respecte les, respecte ce qu'ils font pour toi. Ne dépense pas leur argent pour quelque chose qu'ils ne cautionnent pas, typiquement, tu dois leur montrer que t'es capable de te donner toi-même les moyens de faire ce que tu veux faire. S'ils ne veulent pas te payer un covoiturage, alors rien au monde ne te rend légitime à leur demander, c'est leur fric. Par contre, ils ne peuvent pas t’empêcher de te le payer toi.
Et surtout, rappelle toi qu'au milieu de tout ça, il vas-y avoir une phase ou tes parents ne l'auront pas encore accepté, et qui sera difficile à vivre (critiques, freins, etc.). C'est dans ces moments là qu'il va falloir mettre à profit ta capacité surhumaine à prendre sur toi, par ce qu'au lieu de l'utiliser à maintenir un status-quo, tu le feras à avancer. Et c'est cool.
Un soir je me suis fait la bête réflexion que publier des avis par ci par là sur des forums, des commentaires, ou autres, n'avait pas une très grande visibilité. Même si mon facebook est consulté régulièrement, le ciblage y est assez limité, c'est donc à ce moment là que j'ai décidé de créer ce blog. Ici irons toutes mes réflexions, mes productions, mes découvertes, que je juge cohérente avec moi, et qui souvent ne trouvent pas leur place ailleurs.
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Affichage des articles dont le libellé est Paradoxe social. Afficher tous les articles
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03 avril 2015
11 avril 2014
Anyone but not everyone.
Well. There comes a time where you don't want to choose, but where not choosing is actualy a choice.
I heard one loves the way I write. So let me write again. C'est marrant, écrire en anglais me rassure. J'ai m'impression de ne pas avoir à assumer les mots.
Il y a cette chose au fond de moi. Profondément incrustée. Au cœur de mon être.
Les mots fuient de mes doigts, je devrais les retenir... Courage.
Je n'avais jamais perdu ma plume.
I don't know what is love. Everyone goes through there I guess.
"L'amour n'est autre chose que la joie, accompagnée de l'idée d'une cause extérieure". Alors j'aime.
J'aime les fleurs et les petits oiseaux, le béton et les arbres, les immeubles et la peur. J'aime la vie, j'aime les gens et les choses. Mais quels gens, quelles choses ? On nous dit qu'on peut avoir ce qu'on veut; dans la vie. Si on s'en donne les moyens.
Mais personne ne nous apprend la suite du proverbe.
"You can get anything,
But not everything."
Je repense à tout ces moments.
"À chercher la personne parfaite, on manque l'imparfaite qui nous fait vivre des moments parfaits."
Je repense à chacun de ces moments. Chaque sensation, chaque regard, chaque instant.
I want to keep them all.
On y revient.
Il est des questions auxquelles il n’est pas de réponses tranchées, mais l’important est d’avoir le courage de se les poser.
How could I love anyone while I love someone ? How could I love someone while loving everyone ?
You can get anyone, but not everyone.
There comes a time you have to choose.
Il y a l'amour horizon, et l'amour passion.
Ouais bien sur, t'as raison.
Mes mots se perdent. Mes doigts se taisent.
Je me perd. Éternelles réflexions que je me suis faites mille fois. Le bonheur ? Le plaisir ? La liberté ? L'amour ? La raison ? Les normes, les lois, les silences, les interdits, les paradoxes, les impasses ? We make mistakes as we set rules. But rules are set. And it's too late.
I don't want to hurt. But I got to choose.
La philosophie n'est pas à propos des réponses. Elle est à propos des questions. Mais les questions ne prennent pas de décisions.
J'ai de mauvaises heures et je me sens lâche, parfois.
Or is it kindness?
I'm kind of lost.
I heard one loves the way I write. So let me write again. C'est marrant, écrire en anglais me rassure. J'ai m'impression de ne pas avoir à assumer les mots.
Il y a cette chose au fond de moi. Profondément incrustée. Au cœur de mon être.
Les mots fuient de mes doigts, je devrais les retenir... Courage.
Je n'avais jamais perdu ma plume.
I don't know what is love. Everyone goes through there I guess.
"L'amour n'est autre chose que la joie, accompagnée de l'idée d'une cause extérieure". Alors j'aime.
J'aime les fleurs et les petits oiseaux, le béton et les arbres, les immeubles et la peur. J'aime la vie, j'aime les gens et les choses. Mais quels gens, quelles choses ? On nous dit qu'on peut avoir ce qu'on veut; dans la vie. Si on s'en donne les moyens.
Mais personne ne nous apprend la suite du proverbe.
"You can get anything,
But not everything."
Je repense à tout ces moments.
"À chercher la personne parfaite, on manque l'imparfaite qui nous fait vivre des moments parfaits."
Je repense à chacun de ces moments. Chaque sensation, chaque regard, chaque instant.
I want to keep them all.
On y revient.
Il est des questions auxquelles il n’est pas de réponses tranchées, mais l’important est d’avoir le courage de se les poser.
How could I love anyone while I love someone ? How could I love someone while loving everyone ?
You can get anyone, but not everyone.
There comes a time you have to choose.
Il y a l'amour horizon, et l'amour passion.
Ouais bien sur, t'as raison.
Mes mots se perdent. Mes doigts se taisent.
Je me perd. Éternelles réflexions que je me suis faites mille fois. Le bonheur ? Le plaisir ? La liberté ? L'amour ? La raison ? Les normes, les lois, les silences, les interdits, les paradoxes, les impasses ? We make mistakes as we set rules. But rules are set. And it's too late.
I don't want to hurt. But I got to choose.
La philosophie n'est pas à propos des réponses. Elle est à propos des questions. Mais les questions ne prennent pas de décisions.
J'ai de mauvaises heures et je me sens lâche, parfois.
Or is it kindness?
I'm kind of lost.
09 janvier 2014
Papa Maman #1
"Quand on a parlé du fait qu'ils sont encore plus paranos que moi, ce n'était ni une plaisanterie ni une hyperbole.
- Je suis convaincu de l'inverse. Tu es plus parano qu'eux, pas par rapport à la vie en général, mais par rapport à eux, justement. Tu crois que quand je veux parler de quelque chose à ma mère, je me tâte pendant une semaine pour savoir si c'est bien, puis j'hésite une autre semaine avant de lui en toucher un mot, et quand je me décide enfin on en parle 5 minutes et c'est fini ? J'ai un ami qui a passé des semaines à échanger des mails avec son père, pour statuer sur les choix qu'il avait fait dans sa vie. Ils ne sont jamais tombés « d'accord », mais ils sont arrivés au point ou son père a dit "ok, je comprend et j'accepte, même si je ne pense pas comme toi". Par ce que tout parent sait qu'on a besoin de faire des erreurs pour avancer, et il l'a laissé essayé cette voie qu'il n’approuvait pas. C'est ça l'accord parental, c'est un lutte, un guerre des idées et des idéaux. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents qui prennent conscience « tout seuls » de l'évolution de leurs enfants, c'est un dialogue, une relation sur le long terme, qui permet cette évolution. Pas un : « Au fait maman je peux sortir ce soir ? - Non t'es privée de sortie – Ok tant pis ». Ça c'est ce que le monde a fait des relations parents-enfant, mais c'est TELLEMENT faux.
Pour citer un autre cas, une journée entière à parler devant la cheminée de ce que j'allais faire de mes vacances. Et pas « Est-ce que je peux inviter des copains à la maison ? - Oui/non/demande à ton père ». Une vraie discussion de fond sur les raisons qui me poussaient à vouloir partir de cette manière, sur ces rencontres sur le forum, etc. Une conversation argumentée, bilatérale. Tes parents ne te connaissent pas. Ils ne savent pas qui tu es, qui tu veux être. Juste ce que tu veux faire là maintenant quand tu leur demandes. Ils ne saisissent pas la cohérence entre leur vision de toi erronée par des années de silence, et ce que tu demandes. T'es soudainement plus leur petite fille adorée, mais une vraie personne.
Mais c'est pas la forme qui définit les rapports entre les gens, c'est le fond : J'en ai rien à foutre de savoir si ce soir tu te couches à 22 ou 23h. Quand je te parle là je m'interroge sur ce que tu penses de la vie, des autres, tes valeurs, tes buts, ta philosophie. Des choses que je connais pas sur toi, mais qui me permettent de t'apprendre. Pourquoi moi, illustre inconnu, je ferais ça ? Et pourquoi tes parents, eux, se préoccuperaient de l'heure à laquelle tu te couches, et pas de ça ? Ça te semble pas bizarre ?
T'es grande maintenant, tu commence à savoir comment la vie fonctionne, c'est plus à eux de décider de ta vie, quelle-qu’en soit l'échelle. Et si tu dis à tes parents : « Mon but dans la vie c'est X, et mes moyens pour y arriver c'est Y », ils vont pas répondre « Oh mon dieu mais tu vas te coucher une heure plus tard que ce qu'on avait décidé, ça va pas du tout ! ». C'est du fond que vous allez discuter. J'ai les mêmes discussions avec mes parents qu'avec des amis, des vrais. Le genre de discussion où on discute d'égal à égal, et qu'on se remet en question ensemble. T'en es loin je suppose :P
- Ils ne sont pas dans ce genre de considérations métaphysiques, dirons-nous.
- Ils n'y sont pas ? qu'est-ce que t'en sais ?
- Vagues expériences de lancement de discussions sur ce genre de piste.
- Vagues expériences de lancements. Essaye "franche discussion directe", tu verras, c'est plus efficace en général.
- Vagues expériences signifie expériences peu concluantes.
- J'ai vu ta mère, et c'est pas le genre de personne à être fermée à ce genre de sujets. Je dis pas qu'elle aura de la facilité à les aborder, mais c'est pas non plus le genre de personne à répondre « par ce que c'est comme ça » à toutes les vraies questions de la vie. Montre-lui juste que t'es en age de penser à ce niveau là.
- Ce qui est joyeux, c'est que tout le monde me dit ça au sujet de mes parents. Et à chaque fois j'ai beau expliquer qu'ils sont aux antipodes de leur personnalité hors du cercle familial et dans le cercle familial. J'ai toujours cru que c'était quelque chose de commun à toutes les familles.
- C'est comme ça dans toutes les familles. Mais penses-tu que si ta mère est capable d'en discuter avec des « extérieurs », elle n'est pas capable d'en discuter avec toi ? Rappelle-lui que tu es un humain à part entière. Sa fille, pas juste son enfant. Le rôle de parent évolue avec l'enfant."
- Je suis convaincu de l'inverse. Tu es plus parano qu'eux, pas par rapport à la vie en général, mais par rapport à eux, justement. Tu crois que quand je veux parler de quelque chose à ma mère, je me tâte pendant une semaine pour savoir si c'est bien, puis j'hésite une autre semaine avant de lui en toucher un mot, et quand je me décide enfin on en parle 5 minutes et c'est fini ? J'ai un ami qui a passé des semaines à échanger des mails avec son père, pour statuer sur les choix qu'il avait fait dans sa vie. Ils ne sont jamais tombés « d'accord », mais ils sont arrivés au point ou son père a dit "ok, je comprend et j'accepte, même si je ne pense pas comme toi". Par ce que tout parent sait qu'on a besoin de faire des erreurs pour avancer, et il l'a laissé essayé cette voie qu'il n’approuvait pas. C'est ça l'accord parental, c'est un lutte, un guerre des idées et des idéaux. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir des parents qui prennent conscience « tout seuls » de l'évolution de leurs enfants, c'est un dialogue, une relation sur le long terme, qui permet cette évolution. Pas un : « Au fait maman je peux sortir ce soir ? - Non t'es privée de sortie – Ok tant pis ». Ça c'est ce que le monde a fait des relations parents-enfant, mais c'est TELLEMENT faux.
Pour citer un autre cas, une journée entière à parler devant la cheminée de ce que j'allais faire de mes vacances. Et pas « Est-ce que je peux inviter des copains à la maison ? - Oui/non/demande à ton père ». Une vraie discussion de fond sur les raisons qui me poussaient à vouloir partir de cette manière, sur ces rencontres sur le forum, etc. Une conversation argumentée, bilatérale. Tes parents ne te connaissent pas. Ils ne savent pas qui tu es, qui tu veux être. Juste ce que tu veux faire là maintenant quand tu leur demandes. Ils ne saisissent pas la cohérence entre leur vision de toi erronée par des années de silence, et ce que tu demandes. T'es soudainement plus leur petite fille adorée, mais une vraie personne.
Mais c'est pas la forme qui définit les rapports entre les gens, c'est le fond : J'en ai rien à foutre de savoir si ce soir tu te couches à 22 ou 23h. Quand je te parle là je m'interroge sur ce que tu penses de la vie, des autres, tes valeurs, tes buts, ta philosophie. Des choses que je connais pas sur toi, mais qui me permettent de t'apprendre. Pourquoi moi, illustre inconnu, je ferais ça ? Et pourquoi tes parents, eux, se préoccuperaient de l'heure à laquelle tu te couches, et pas de ça ? Ça te semble pas bizarre ?
T'es grande maintenant, tu commence à savoir comment la vie fonctionne, c'est plus à eux de décider de ta vie, quelle-qu’en soit l'échelle. Et si tu dis à tes parents : « Mon but dans la vie c'est X, et mes moyens pour y arriver c'est Y », ils vont pas répondre « Oh mon dieu mais tu vas te coucher une heure plus tard que ce qu'on avait décidé, ça va pas du tout ! ». C'est du fond que vous allez discuter. J'ai les mêmes discussions avec mes parents qu'avec des amis, des vrais. Le genre de discussion où on discute d'égal à égal, et qu'on se remet en question ensemble. T'en es loin je suppose :P
- Ils ne sont pas dans ce genre de considérations métaphysiques, dirons-nous.
- Ils n'y sont pas ? qu'est-ce que t'en sais ?
- Vagues expériences de lancement de discussions sur ce genre de piste.
- Vagues expériences de lancements. Essaye "franche discussion directe", tu verras, c'est plus efficace en général.
- Vagues expériences signifie expériences peu concluantes.
- J'ai vu ta mère, et c'est pas le genre de personne à être fermée à ce genre de sujets. Je dis pas qu'elle aura de la facilité à les aborder, mais c'est pas non plus le genre de personne à répondre « par ce que c'est comme ça » à toutes les vraies questions de la vie. Montre-lui juste que t'es en age de penser à ce niveau là.
- Ce qui est joyeux, c'est que tout le monde me dit ça au sujet de mes parents. Et à chaque fois j'ai beau expliquer qu'ils sont aux antipodes de leur personnalité hors du cercle familial et dans le cercle familial. J'ai toujours cru que c'était quelque chose de commun à toutes les familles.
- C'est comme ça dans toutes les familles. Mais penses-tu que si ta mère est capable d'en discuter avec des « extérieurs », elle n'est pas capable d'en discuter avec toi ? Rappelle-lui que tu es un humain à part entière. Sa fille, pas juste son enfant. Le rôle de parent évolue avec l'enfant."
18 décembre 2013
Y.
Le monde change. Et avec le monde, ses habitants.
Je dis peut-être ça par ce que je suis jeune et con et que je ne connais rien à la vie, mais je crois qu'elle devient plus difficile. Pas plus dure (au contraire), plus difficile.
Si on en croit wikidédia, "Cette génération est parfois surnommée Génération Peter Pan, qui, en l'absence de rites de passage à l'âge adulte, ne construisent pas d'identité ou de culture d'adulte spécifique. [...] Un questionnement plus poussé au sujet de ce que signifie “être adulte” a également eu un impact sur cette transition plus tardive vers l'âge adulte. [...] Dans les générations précédentes, on commençait la vie en se mariant et démarrant une carrière de façon immédiate. Les jeunes d'aujourd'hui ont vu que cette approche a mené au divorce et au fait que de nombreuses personnes ne soient pas satisfaites de leur carrière… La majorité d'entre eux veut se marier […] mais veut le faire bien du premier coup. On peut en dire autant de la carrière professionnelle."
Nous apprenons. Nous apprenons des erreurs de nos parents, nous apprenons le monde et la société qu'ils nous laissent, mais surtout, nous apprenons la liberté. Si nous nous permettons de jeter un regard sur le passé, et questionner son héritage, c'est bien une conséquence de cette horizontalisation du monde. Nous n'écoutons plus ce qu'on nous dit de faire. Il ne suffit plus d'une reportage télé pour décréter que ceci est utile et bon et que cela ne l'est pas. Génération Y, génération Why. Être libre est quelque chose de difficile en soi. Être libre, c'est être capable d'assumer, de décider, de se responsabiliser. Être libre c'est décider de ses propres valeurs, plus simplement se reposer sur celles de la TV - ou de toute autre entité verticale, comme Dieu.
Et avant la télé, c'était autre chose ! La radio, la presse, l'église, le gouvernement, etc. Ce n'est pas seulement la TV qui a disparu. Nietzsche a bien raison : Dieu est mort. Chacun d'entre nous doit décider de ses valeurs, trier ce qu'on pense juste et ce qu'on ne veut pas, son "bien" et son "mal", personne ne le feras plus pour nous. Et il n'est plus possible de faire l'autruche.
Tout le monde n'est pas prêt à ça. Je dirais même que majoritairement, personne ne l'est. C'est pour cette raisons que, toujours, la verticalité tente de revenir. Il suffit de voir ce qu'est devenu le capitaliste. Chacun est libre, chacun fait ce qu'il veut. Et maintenant, les lobbys, les leaders, les monopoles... Et il en va de même pour internet, qui tend encore et encore à se centraliser autour de petits noyaux qui ont su sauter sur les opportunités.
Quand on observe l'histoire, cela semble se reproduire infiniment. La liberté apparaît, et il y a toujours quelqu'un pour vouloir la retirer à la masse, et surtout, la masse est toujours prête à se la laisser enlever de son plein gré.
Le monde. Libre et sauvage.
Les routes, les états, les frontières.
La mer. Immense et libre.
Les eaux territoriales, les lois internationales, les routes de commerce.
Le marché financier. Un monde d'opportunités.
Le lobbyisme financier, les multinationales, les monopoles.
Le mécanisme est même plus impressionnant parfois : Un système vertical s'horizontalise, pour le bonheur de tous ? Mais non, il se reverticalise dans la foulée.
La radio.
La BBC a l'exclusivité des ondes radio au Royaume-Uni ? Nous ne sommes pas d'accord ! L'exclusivité tombe, tout le monde est content. Aujourd'hui plus aucune radio indépendante, ou presque, et retour à un système vertical. Plus par la force, mais de fait.
Les exemples sont légions, mais n'en abusons pas.
Je me demande si l'humanité va un jour réussir à mûrir suffisamment pour accepter l'état d'horizontalité sans en avoir peur. J'ai déjà parlé de cette problématique en citant cet extrait de La peur de la Liberté. Je crois que nous sommes, plus que jamais, à un point où toute notre société est confronté à ce problème. Pas juste une élite intellectuelle, financière ou légale, mais tout le monde, réellement. Certes tout le monde n'a pas accès avec la même facilité pour des tas des raisons à Internet, aux télécom, etc., mais notre société y est aujourd'hui confronté dans sa plus claire majorité.
Je crois que la principale difficulté de notre génération, ce n'est pas tant de vivre cette liberté, ou de l'accepter. C'est aussi de s'en rendre compte et d'y accéder. Le fait d'être la "première" génération à vivre entièrement avec ça a pour principale conséquence qu'aucun parent ne sait réellement être là et comprendre ce que l'on vit aujourd'hui. Combien de fois ai-je entendu mes amis se plaindre de leurs parents qui ne les comprenaient pas ? Par ce qu'ils ne comprenaient pas cette soif de liberté, cette soif de vivre pleinement cette horizontalité et tenter sa chance sans suivre les règles qu'eux, enfants, ont appris de leur verticalité ? Beaucoup trop, c'est certain. Je pleure pour chaque homme qui fait ce qu'on lui a dit par ce que la vie ne lui a pas laissé savoir qu'il n'était pas obligé de ne pas faire autrement.
Et d'un autre coté j'en observe de mon age qui aujourd'hui ont renoncé, renoncé à cette opportunité, pour la même raison que toujours dans l'histoire. Le confort, la peur. L'autruche. Certes, obtenir confort et sécurité est un plus indéniable, mais quand l'homme en arrive à se protéger de l'homme lui-même, nous ne nous rendons pas compte que nous assassinons précisément notre propre liberté. Pourquoi choir d'être libre quand on peut suivre la masse ? C'est ainsi que la verticalité fait son retour, doucement mais surement.
(qu'on ne se méprenne pas, je dis pas qu'il est mal de faire quelque chose comme tout le monde. Je dis juste qu'il est à mes yeux mauvais de le faire juste par facilité, par ce que tout le monde le fait. J'ai un blog et facebook, "comme tout le monde", mais c'est bien par choix, pas par conformisme... Ne pas être conformiste ne veut pas dire fuir ce que les autres font, ça veut juste dire qu'on ne pas en tenir compte ^^)
Le cap dont parle Erich Fromm est sans aucun doute extrêmement difficile à franchir, mais nous n'en avons jamais été aussi proches. J'espère sincèrement que ceux qui l'ont compris réussissent à le transmettre aux autres, et surtout à la génération suivante, avant qu'il soient trop tard et qu'ils deviennent, à leur tour, des marginaux à ignorer. Sans quoi il faudra trouver un nouveau moyen de faire pencher la balance...
04 novembre 2013
Votre vie ?
"- Faut qu'il arrêtent de nous prendre la tête avec ça... Je veux bien voter mais faut pas pousser à la fin, chacun son boulot !"
30 octobre 2013
The Gatekeeper.
Je pourrais te parler de la manière dont j'ai passé les six dernières heures à réfléchir à comment les gens réagissaient quand je leur parlais de cette école gratuite, de leur méfiance, de leur mépris, à essayer de comprendre pourquoi et ce que ça impliquait d'un point de vue social, et comment ça impacte ma vision de la société, et de ma vision des moyens de la changer, à quel point je me sentait mal de voir les résultat de mes réflexions et triste que ce soit ainsi.
Et puis je me rend compte d'à quel point moi, Mathieu, tout seul devant mon ordi je suis à la fois si peu de choses dans cette masse, et tant de potentiel inexploité, qui pourrait tout aussi bien passer sa vie à bosser à <inserer le nom d'une entreprise quelconque ici> à faire un boulot pourri inintéressant et me dire "cool ça paye le loyer" comme le font 99% des gens de ce pays. Et je me rend compte que non, non jamais je ne veux que ma vie ce soit ça. Jamais. Même si je dois en crever je ferrais tout ce que je peux pour ne pas gâcher ce que je suis dans la masse de ce qu'ils sont, par ce que je mérite mieux que ça et que le monde mérite mieux que ça. Je n'ai aucunement la prétention de réussir, juste l’arrogance d'essayer.
J'ai déjà ici posté une vieille pub d'Apple qui disait qu'il fallait être fou pour changer le monde. Et bien définitivement le je suis, plus que jamais, et j'en suis fier.
I feel weird tonight but i think i got something great.
- Les gens sont pas content de leur vie, de leur choix , et ils ont pas le courage d'essayer autre chose . "J'ai fait un mauvais choix, je dois l'assumer". Quand tu leur présentes une opportunité cool, ils doivent justifier leur vie entière. "Ça marchera jamais, parce que si c'était aussi simple, je ne serais pas dans cette vie de merde"Je pourrais aussi te dire que j'ai ensuite cogité sur pourquoi et comment on en était arrivé là et comment on pouvait en sortir, comment moi j'en était sorti, pourquoi moi je n'avais aucun moyen d'en sortir les gens et comment je pouvais me les donner, et aussi si je devais me le donner ou même essayer de les aider, ou si finalement je devais juste les laisser comme ils étaient et me dire que c'était leur problème, me dire que je pouvais pas par ce que je me sens trop mal vis à vis de ça. Et que j'ai constaté que le tout me renvoie à des choses bien au dessus du niveau de réflexion de l'individu moyen, et que c'est bien triste que celui-ci ne soit pas plus élevé, et que maintenant que je m'étais rendu compte de ça il fallait en premier lieu que je fasse un article sur mon blog, et en second que je repense mon avenir entier en fonction de ça, que je me remette en question en tenant compte des résultats de ma réflexion. Et que tout ça me rappelle encore que si je veux un jour me sentir bien avec moi même il faut que je fasse tout ce qui est en mon pouvoir, et que j'essaye, même si j'échoue, au moins essayer de faire évoluer les choses dans le bon sens.
- À 17 ans ?
- À 17 ans.
- This is sad. Really sad.
Et puis je me rend compte d'à quel point moi, Mathieu, tout seul devant mon ordi je suis à la fois si peu de choses dans cette masse, et tant de potentiel inexploité, qui pourrait tout aussi bien passer sa vie à bosser à <inserer le nom d'une entreprise quelconque ici> à faire un boulot pourri inintéressant et me dire "cool ça paye le loyer" comme le font 99% des gens de ce pays. Et je me rend compte que non, non jamais je ne veux que ma vie ce soit ça. Jamais. Même si je dois en crever je ferrais tout ce que je peux pour ne pas gâcher ce que je suis dans la masse de ce qu'ils sont, par ce que je mérite mieux que ça et que le monde mérite mieux que ça. Je n'ai aucunement la prétention de réussir, juste l’arrogance d'essayer.
J'ai déjà ici posté une vieille pub d'Apple qui disait qu'il fallait être fou pour changer le monde. Et bien définitivement le je suis, plus que jamais, et j'en suis fier.
I feel weird tonight but i think i got something great.
31 août 2013
Paralysie sociale.
"Franchissez une porte et grimpez le plus haut possible"
Le premier franchit une porte et vit une estrade suivie d'un escalier descendant vers l'abîme.
D'une enjambée il monta sur l'estrade, contempla fièrement l'abîme au-dessous de lui et cria victoire.
Le second franchit une porte et vit un escalier montant jusqu'au ciel.
Plus il montait, plus il voyait l'immensité des hauteurs au-dessus de lui. Humilié et découragé, il se mit à pleurer.
Le troisième, ayant entendu leurs cris, s'élança à la suite du premier.
Le premier franchit une porte et vit une estrade suivie d'un escalier descendant vers l'abîme.
D'une enjambée il monta sur l'estrade, contempla fièrement l'abîme au-dessous de lui et cria victoire.
Le second franchit une porte et vit un escalier montant jusqu'au ciel.
Plus il montait, plus il voyait l'immensité des hauteurs au-dessus de lui. Humilié et découragé, il se mit à pleurer.
Le troisième, ayant entendu leurs cris, s'élança à la suite du premier.
04 mars 2013
Du pain et des jeux ?
Donnez Leur Du Pain Et Des Jeux
"Panem et circenses"
Du pain et des jeux
et le peuple sera content,
il suivra aveuglément
les lois des seigneurs dieux.
Le peuple est-il content ?
Assurément,
il ne montre pas ses dents,
il aurait honte,
elles sont pourries.
Du pain il en a partout,
sous toutes ses formes,
pour tous les goûts.
Souvent même, il n’est plus à ses goûts
et il faut en faire des cendres
qui rempliront les déserts
au lieu de les nourrir.
"Déjà, dans L'Empire Romain, le poète Juvénal disait que pour gouverner, il fallait donner au peuple "pain et Jeux". Ainsi, le peuple pouvait se nourrir et se divertir. On assistait alors à une Paix sociale mettant ainsi le peuple hors du jeu politique, et évitant conflits, révoltes, soulèvements.
Aujourd'hui, dans notre société actuelle, on assiste à peu de chose près au même cas de figure. Les divertissements sportifs (coupe du monde de football, rugby...), les divertissements télévisés (émissions, jeux, téléréalité...) remplacent cette fausse aux lions.
De la même façon, les jeux vidéo, Internet et les réseaux sociaux virtuels occupent et distraient les esprits ; ils peuvent être comparés aux jeux des Romains, dans le but de calmer les peuples.
Téléspectateurs comme internautes, figés et hypnotisés devant leur écran, sont ainsi loin de la réalité politique, de la misère, de la corruption, du jeu de pouvoir. Consommation, marketing, propagande, et sur-médiatisation alimentent leur plaisirs fictifs, créant ainsi une société de spectacle. Pire encore, ces nouveaux moyens de communications endorment cette société de spectacle qui réclame elle-même davantage de distractions."
Trouvé sur http://cybercommunication.over-blog.com
05 février 2013
Society, you're a crazy breed.
De tout temps, depuis le début de l'humanité, il y a une chose qui n'a guère changé. Le comportement de l'homme vis-à-vis de son environnement. L'homme a toujours fait en sorte d'adapter son environnement à ses besoin. Au début, l'homme aménagea des grottes. Il construit des abris, des cabanes, des maisons, des châteaux, des immeubles. Il fit du feu, il le dompta, il apprit à fabriquer des bougies, il découvrit l'électricité, il en fit un outil. Il cueilli des baies, découvrit l'agriculture, synthétisa des arômes. Il apprit à chasse, éleva des animaux, les exploita.
Aujourd'hui, l'homme contrôle la nature. Il peut construire des villes dans le désert, peut contrôler jusqu'aux fondements de la matière, est capable de survivre dans l'espace, peut envoyer une information n'importe ou sur terre - et ailleurs - en quelques secondes tout au plus. Mais l'homme, aujourd'hui, a changé. Aujourd'hui, la plus part des hommes n'essayent plus d'adapter leur environnement à leur besoin, ils essayent d'adapter leurs besoins à l’environnement qu'ils ont créé. Pourquoi l'ont il créé, déjà ? N'était-ce pas pour satisfaire leurs besoin ?
L'homme a créé un monde pour se protéger de la nature, et aujourd'hui, il doit se protéger de lui même. J'entends souvent parler de rébellion des robots, des dangers de la science et du progrès, mais tout cela me fait bien rire. L'homme n'a pas besoin de créer de robots tueurs qui se retournent contre lui pour être allé trop loin. L'homme est DÉJÀ allé trop loin. La société humaine s'est déjà retournée contre l'homme. L'homme vit dans un monde dans lequel il doit luter pour vivre. Dans un monde où s'épanouir est synonyme de réussite sociale, d’exploit, alors que ça devrait-être la norme.
Bon, passons. L'homme a juste déplacé le problème.
Mais ce n'est pas juste ça.
Quand il fallait luter pour sa survie, il était simple de savoir quoi faire. Aujourd'hui, la société satisfait les besoins physiologiques, mais ce ne sont pas les seuls besoins de l'homme. L'homme est capable de satisfaire ses autres besoins, en faisant comme il a toujours fait : modifier son environnement. Seulement, l'homme a peur. L'homme a peur qu'en modifiant son environnement, la société, il perde cette satisfaction des besoins physiologiques. Alors plutôt que d'adapter son environnement, l'homme s'adapte, lui, à son environnement. Même s'il ne le satisfait pas. Il préfère s'adapter à un environnement inadapté - environnement qu'il a créé ! - que modifier cet environnement.
Pourquoi ?
Pourquoi ce changement fondamental dans la nature humaine ? Pourquoi les hommes, qui ont toujours fait tout leur possible pour exercer un contrôle sur son environnement, et l'adapter à se besoins et désirs, pourquoi aujourd'hui se retrouve-t-il à s'adapter à l’environnement qui lui ait imposé ?
J'ai cherché des réponses. Je me suis demandé si les gens pensaient simplement que c'était trop difficile de changer les choses.
Puis je me suis dit que c'n'était pas ça. Ce n'était pas non plus facile d'imaginer qu'un jour on pourrait avoir de l'eau courante partout, pourtant c'est le cas. Ce n'était pas facile d'imaginer qu'on pourrait transporter l'information partout dans le monde, pourtant c'est le cas. Ce n'était pas facile d'imaginer qu'un jour l'homme puisse voler dans des machines, pourtant c'est le cas. Alors même si c'n'est pas facile d'imaginer une société meilleure, pourquoi ne serait-ce pas le cas ?
Je cherche. Je vous ferais part de ce que je trouverais.
13 janvier 2013
Paradoxe social #3
Les gens... pourquoi c'est si compliqué ?
Comme dirait l'autre, quand il y en a un ça va, c'est quand il y en a beaucoup que ça devient n'importe quoi...
Comment ? Comment mettre tout le monde d'accord ? Comment aimer quelqu'un qui aime quelqu'un qu'on aime pas ? Comment oublier le mal qui a déjà été fait ? Comment.. tellement d'autres choses...
Les relations humaines sont une immense toile d'araignée. Et je n'en suis qu'un point de croisement parmi tant d'autre.
Et les liens autour de moi s’emmêlent. Pourquoi je pense à ça ? C'est du passé. Tout le monde a oublié, c'est fini. Le mal est fait, et ne sera jamais refait. Alors pourquoi est-ce que j'y pense ENCORE ? FUCK.
Raaaaaaaaaaah. Cette fois je trouve vraiment pas. J'ai cherché. J'ai essayé. J'y arrive pas. Il me manque un élément. Quelque chose m'échappe.
Cherche Mayt, cherche. Ou plutôt non. Arrête de chercher. Oublie le. Range ça dans un tiroir, et attends que le temps passe.
Attends. C'est lâche ça. Tu dois endurer la souffrance, ne pense pas a autre chose. Regarde ta main ! Les premiers savons ont été faits avec les cendres des héros.
Et quoi alors ? Je fais quoi ? Je me mange tout dans la tête, jusqu'à ce que je m'habitue ?
Plutôt que l'amour, l'argent, la gloire, donne-moi la vérité.
Hmm... La vérité. Je crois que sur ce coup, je la déteste cette vérité.
Laisse moi y réfléchir.
26 décembre 2012
Paradoxe social #2
Réflexion sur les relations.
J'ai grandi à une époque ou quand on casse quelque chose on le change, on n'essaye même pas de le réparer. Comment voulez vous qu'à cette époque on sache encore aimer ? Alors qu'il est tellement plus simple quand on casse une amitié de juste la changer ? Non. Ce serait tellement con. Je me construis sur mes erreurs. C'est quand je me détruis que je me reconstruis mieux. Pourquoi ça ne serait pas pareil, là ? Pourquoi un lien brisé et réparé ne serait pas plus fort, plus beau, plus mature ?
Est-ce que c'est vraiment sain de compter sur les relations ponctuelles, simplement trouver quelqu'un avec qui on s'entend, et si jamais on ne s'entend plus, trouver quelqu'un d'autre ? Oui, c'est beau, oui, c'est confortable. C'est surtout un moyen de ne pas s'attacher. Avoir les avantages sans les défauts. Stupid. Je dois apprendre à réparer. Réparer les liens.
Pas d'attache, pas de douleurs. Pas de douleurs, pas d'apprentissage ?
Ai-je besoin d'en apprendre sur les relations ? Ou est-ce simplement que je n'en veux pas ? Si c'est si simple, il me suffit de dire non. Non à toute relation durable, non à tout lien, non à toute attache.
Remonte. Trois ans. Déjà trois ans. Tu tenais le discours inverse.
Non seulement je le faisais, mais je le tiens toujours. Je ne l'applique juste plus.
J'ai à nouveau peur des autres.
Pourquoi ? Par ce que je veux partir et les autres rester. Alors je dois trouver ma Belle. Si nos routes se suivent, le lien vivra. Je ne veux pas suivre la voie d'un autre, ni forcer quelqu'un à suivre la mienne.
Aimer, c'est regarde ensemble dans la même direction.
J'ai déjà une Belle. Pas question d'en changer, à nous de trouver ou regarder. Même si ça fait mal, on peut toujours réparer. Pas besoin de changer.
Rule #4 : Once you've found love, don't ever let it go.
09 décembre 2012
Paradoxe social #1
Se faire souffrir soi-même pour ne pas faire souffrir un autre, par ce que ça nous ferrait souffrir ?
Je suis con.
Réfléchis Mayt. Réfléchis. Le problème est à l'envers, comme toujours.
Je suis con.
Réfléchis Mayt. Réfléchis. Le problème est à l'envers, comme toujours.
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