Day #5 - Wrist
Lever tardif, petit dej.
Matinée passée à osciller entre téléphone et ordi. Deljhia passe, puis repart. Puis repasse.
Ender et moi finissons par sortir faire les courses et bouger un peu. Après quelques essais dans un parc, on s'attarde prêt des tables de ping-pong. Et on fait des passements. Après un bon nombre d'essais, j'arrive à quelque chose de pas trop mal. Encore du boulot, mais mon poignet n'est pas de cet avis. On continue alors vers un autre coin. Quelques sauts sympas à faire. Ender me filme sur mes sauts de press, et essaye de me montrer mes défauts. Encore pas mal de boulot, là aussi.
On va finalement faire les courses. Des tomates et du pain de mie. Et nous voilà de retour à l'appart, pour quelques instants.
En route pour une petite exploration. Arrivé Gare Lyon-Perrache. On retrouve Valentin sur place, un gars de l'asso de parkour de Lyon. On tombe sur une prison en démolition. Le bâtiment a l'air grand, les ouvriers semblent être en train de quitter le lieu. Après une entrée de moins subtile, on commence à faire le tour. Le lieu est plutôt intéressant, bien que très vite répétitif. Quelques détails à noter tout de même : de belles peintures murales, un gardien peu attentif, et une boite à outils marquée "A MANIPULER AVEC PRÉCAUTION" cadenassée aux barreaux d'une fenêtre du deuxième étage. L'accès au souterrain est fermé, dommage. Pas moyen de passer sans matériel et/ou sans tout casser.
On ressort quelques heures après, direction l'entrainement. Avec un poignet fragilisé, j'ai pas trouvé grand chose à faire au début. Quelques saut de press, des petits passements, etc. Finalement, on se déplace vers une rampe glissante assez marrante. Quelques passe-murailles, des roulades, et au moins une heure à se laisser glisser le long de la pente en expérimentant diverses positions. Ender et Valentin terminent l'entrainement sur un gros saut de chat-presse par dessus un escalier, et nous rentrons.
Repas, Douche, Dodo.
Un soir je me suis fait la bête réflexion que publier des avis par ci par là sur des forums, des commentaires, ou autres, n'avait pas une très grande visibilité. Même si mon facebook est consulté régulièrement, le ciblage y est assez limité, c'est donc à ce moment là que j'ai décidé de créer ce blog. Ici irons toutes mes réflexions, mes productions, mes découvertes, que je juge cohérente avec moi, et qui souvent ne trouvent pas leur place ailleurs.
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28 mars 2013
Carnet de Bord.
Day #4 bis
Y a ce mec qui est à Paris et qui s'imagine être à Lyon sur le pouce dans la soirée, on verra bien.
Quelques heures passent, le son si longtemps perdu me rattrape. Des airs de changements s'infiltrent dans mes doigts. Tellement de stress qui s'évapore devant cet interface bleuté.
Apparemment il y arrive, et je vais le chercher au métro après qu'il ait fait tout Lyon en arc-de-cercle vu qu'il ne connait apparemment pas les bus ou les trams. Il se tient un peu plus droit, il marche un peu mieux et sa fatigue ne se voit globalement pas dans les hanches; progression. Il me fixe droit dans les yeux alors qu'on se rejoint, je décide de ne pas soutenir son regard jusqu'à ce qu'il cède; futilité. Pour le restant de son séjour je ne laisserai mon regard croiser le sien plus d'une seconde ou deux.
C'est marrant de le voir essayer de s'agencer avec ma louve. Il n'y arrive définitivement pas. On va se promener un peu, je veux lire à nouveau ce que j'ai écris avec le disparu et la détachée. La sécurité est toujours aussi médiocre, même le vacarme et l'évidence ne saurait les faire bouger. Plus de matériel électronique, seulement le vide. L'absence de défi réduit le plaisir à presque rien.
La soirée passe dans un silence imposé par un film vide. Un silence du verbe et de la réflexion.
Sommeil
Ender
Y a ce mec qui est à Paris et qui s'imagine être à Lyon sur le pouce dans la soirée, on verra bien.
Quelques heures passent, le son si longtemps perdu me rattrape. Des airs de changements s'infiltrent dans mes doigts. Tellement de stress qui s'évapore devant cet interface bleuté.
Apparemment il y arrive, et je vais le chercher au métro après qu'il ait fait tout Lyon en arc-de-cercle vu qu'il ne connait apparemment pas les bus ou les trams. Il se tient un peu plus droit, il marche un peu mieux et sa fatigue ne se voit globalement pas dans les hanches; progression. Il me fixe droit dans les yeux alors qu'on se rejoint, je décide de ne pas soutenir son regard jusqu'à ce qu'il cède; futilité. Pour le restant de son séjour je ne laisserai mon regard croiser le sien plus d'une seconde ou deux.
C'est marrant de le voir essayer de s'agencer avec ma louve. Il n'y arrive définitivement pas. On va se promener un peu, je veux lire à nouveau ce que j'ai écris avec le disparu et la détachée. La sécurité est toujours aussi médiocre, même le vacarme et l'évidence ne saurait les faire bouger. Plus de matériel électronique, seulement le vide. L'absence de défi réduit le plaisir à presque rien.
La soirée passe dans un silence imposé par un film vide. Un silence du verbe et de la réflexion.
Sommeil
Ender
Carnet de Bord.
Day #4 - Hitchhiking
"Je m'appelle Funny Bear, je m'appelle Funny Bear !"
Réveil. Tôt. Lancer de coussin sur la source de la perturbation auditive. Après 10 minutes, me re-voilà prêt à partir. Une visite de courte durée, comme toujours je crois depuis mon arrivée en ces lieux. Mais plaisante.
Peter bosse, les autres ont surement cours. Pas la peine d'insister pour m'enuyer ici. Je choppe le premier métro pour villejuif. Puis un bus. Le chauffeur ne connait même pas le nom des villes qu'il traverse, je suis obligé d'éplucher arrêt après arrêt pour trouver celui qui me va le plus. Quand j'ai réalisé que j'avais juste pas assez de sous pour le train, le stop m'a juste semblé être la solution.
Je commence à attendre à l'entrée de l'échangeur. Au bout de 20 minutes, je commence à me questionner sur la pertinence de l'emplacement, et ayant encore pas mal de temps, je décide d'explorer un peu. Je tombe sur trois russes, qui eux descendent à Marseille. On reste ensemble à discuter quelques minutes, puis on se sépare pour trouver plus facilement. Je finis par tomber sur un ingénieur en télécom, qui descend à lyon. Aubaine. Malheureusement, 60 bornes plus loin son employeur le rappelle, et il doit faire demi-tour. Me voilà sur une aire d'autoroute, à attendre le prochain qui daigne s'arrêter. Je tente l'entrée de l'aire - un échec. Deux gendarmes viennent me réprimander et me disent qu'il serait préférable de me placer à la sortie. Ce que je fais. 20 minutes plus tard, j'ai un voiture. Un couple qui rentrait de Tunisie par avion, et qui allait en suisse. On discute pas mal dans la voiture, et ils me posent sur une aire prêt de Mâcon. En roulant à 170 tout le long, j'ai quasiment rattrapé tout le temps passé à attendre un chauffeur. J'ai bien aimé le moment où on s'est arrêtés recoller un bout du pare-brise avec du scotch électrique.
Arrivé à l'aire de Mâcon, j'ai à attendre environ 2 secondes avant de trouver un chauffeur, puisque c'est lui qui se propose en me voyant descendre de la voiture. Je trouve ça louche sur le coup, mais au bout de deux minutes de discussion, je comprend que je ne risque absolument rien, malgré que ce mec soit carrément louche, et accepte de monter. Le type commence à me faire de la pib pour la vie en Australie, comme quoi c'est cool, ya du shit, des filles, de l'argent et des plages, et me raconte les quelques combines plus ou moins légales dans lesquelles il trempe et les quelques soucis qu'il a eu récemment avec sa bagnole. Il me dépose finalement à l'entrée de Lyon, où je prend un métro pour rejoindre Ender et Deljhia.
Visite d'un bâtiment en cours de destruction. C'était sympa. On a balancé des portes vitrés du 6° pour essayer d'attirer l'attention des gens, sans résultat. Quelques minutes de parkour, avant de rentrer.
The Baytown Outlaws, en VO.
Et dodo.
"Je m'appelle Funny Bear, je m'appelle Funny Bear !"
Réveil. Tôt. Lancer de coussin sur la source de la perturbation auditive. Après 10 minutes, me re-voilà prêt à partir. Une visite de courte durée, comme toujours je crois depuis mon arrivée en ces lieux. Mais plaisante.
Peter bosse, les autres ont surement cours. Pas la peine d'insister pour m'enuyer ici. Je choppe le premier métro pour villejuif. Puis un bus. Le chauffeur ne connait même pas le nom des villes qu'il traverse, je suis obligé d'éplucher arrêt après arrêt pour trouver celui qui me va le plus. Quand j'ai réalisé que j'avais juste pas assez de sous pour le train, le stop m'a juste semblé être la solution.
Je commence à attendre à l'entrée de l'échangeur. Au bout de 20 minutes, je commence à me questionner sur la pertinence de l'emplacement, et ayant encore pas mal de temps, je décide d'explorer un peu. Je tombe sur trois russes, qui eux descendent à Marseille. On reste ensemble à discuter quelques minutes, puis on se sépare pour trouver plus facilement. Je finis par tomber sur un ingénieur en télécom, qui descend à lyon. Aubaine. Malheureusement, 60 bornes plus loin son employeur le rappelle, et il doit faire demi-tour. Me voilà sur une aire d'autoroute, à attendre le prochain qui daigne s'arrêter. Je tente l'entrée de l'aire - un échec. Deux gendarmes viennent me réprimander et me disent qu'il serait préférable de me placer à la sortie. Ce que je fais. 20 minutes plus tard, j'ai un voiture. Un couple qui rentrait de Tunisie par avion, et qui allait en suisse. On discute pas mal dans la voiture, et ils me posent sur une aire prêt de Mâcon. En roulant à 170 tout le long, j'ai quasiment rattrapé tout le temps passé à attendre un chauffeur. J'ai bien aimé le moment où on s'est arrêtés recoller un bout du pare-brise avec du scotch électrique.
Arrivé à l'aire de Mâcon, j'ai à attendre environ 2 secondes avant de trouver un chauffeur, puisque c'est lui qui se propose en me voyant descendre de la voiture. Je trouve ça louche sur le coup, mais au bout de deux minutes de discussion, je comprend que je ne risque absolument rien, malgré que ce mec soit carrément louche, et accepte de monter. Le type commence à me faire de la pib pour la vie en Australie, comme quoi c'est cool, ya du shit, des filles, de l'argent et des plages, et me raconte les quelques combines plus ou moins légales dans lesquelles il trempe et les quelques soucis qu'il a eu récemment avec sa bagnole. Il me dépose finalement à l'entrée de Lyon, où je prend un métro pour rejoindre Ender et Deljhia.
Visite d'un bâtiment en cours de destruction. C'était sympa. On a balancé des portes vitrés du 6° pour essayer d'attirer l'attention des gens, sans résultat. Quelques minutes de parkour, avant de rentrer.
The Baytown Outlaws, en VO.
Et dodo.
Carnet de Bord.
Day #3 - Running & Climbing
On avait prévu d'être à 11h à l’hôpital. On s'est levés à 11h30. Tant pis. Les pancakes étaient bons :D
En sortant, nous faisons un petit détour par l'opéra de paris, et cherchons des toits accessibles. Après deux ou trois tentatives plus ou moins vaines, nous décidons de laisser tomber pour nous concentrer sur notre objectif premier.
C'est donc avec deux bonnes heures de retard que nous commençons, Shinaï et moi, l'exploration du bâtiment en travaux, en plein milieu de l'hôpital Pitié-Salpêtrière. Si on oublie la voiture de flic qui se gare dans la rue d'en bas pendant que je suis suspendu à un échafaudage au 7° étage, l'exploration était tout ce qu'il y a de plus banale. Quelques graffitis intéressants, un allez-retour jusqu'au toit, et nous voilà à nouveau dehors. Le fameux système de surveillance était visiblement un gros coup de bluff.
Retour chez Maïata pour aller manger. Shinaï et moi passons tout le début de l'après-midi perdus dans nos pensées, à écouter Eddie Vedder nous compter la médiocrité de notre société. Pas un mot d'échangé. Juste une heure, l'un à coté de l'autre. Une heure à osciller entre Cœur et Esprit. Entre Joie et Pleurs. Une heure épaule contre épaule. Yeux dans les yeux.
La musique s'arrête. Le silence s'installe.
"On y va ?"
"Ouais."
Et c'est reparti. La vie reprend son cours, comme si cette heure n'avait pas existé, ou bien comme si elle durait depuis toujours. Je ne sais plus.
Parkour. On a filé à l’arène de Lutèce. Une bonne demi-heure sur les saut de press, une autre sur les saut de chats. Rencontré quelques traceurs parisiens. Des passes-murailles, des saut de bras. D'autres press. Plus haut cette fois. Le temps se perd à l'entrainement. Rappel à la réalité. Le train. Vite.
On file rejoindre Jussieu. Pas de bol, le hall est rempli de contrôleurs. Tant pis, on traverse le campus à pieds. Et le gardien... Ce gardien qui nous rattrape pour nous dire que non, le dimanche, on a pas le droit de traverser Jussieu si on est pas étudiants, et qu'il faut qu'on montre notre carte. Pff. Demi-tour. Un quart d'heure de perdu.
Et on cours. On l'a eu finalement, mais c'était juste. La mère de Shinaï m'aurait tué, si elle en avait eu le temps.
Je repasse chez Maïata chercher mes affaires. Je reste manger un petit truc, et je repars pour chez Erylin, qui cette fois à rangé son appart. C'est tout petit ^^. M'ai j'aime beaucoup.
Niveau intimité, c'est encore pire que chez Maïata, la douche est dans la même pièce que tout le reste, c'est à dire la seule pièce x)
Après avoir réfréné quelques pensées coupables, je jette un coup d'œil par le velux. Pas eu le droit de monter sur le toit, elle m'a pas laissé faire (grr ^^). On a passé la soirée à se battre avec le wifi en mangeant des feuilles de choux et en écoutant Funny Bear.
Puis j'ai trouvé ce bouquin. "Le Nihilisme Européen". Nietzsch. Passionnant.
Et puis dodo. Un regard à Erylin avant d'éteindre la lumière. J'aime bien regarder les gens dormir.
Et puis, ça aurait été dommage.
*sourire*
Bonne nuit.
- Bonne nuit.
On avait prévu d'être à 11h à l’hôpital. On s'est levés à 11h30. Tant pis. Les pancakes étaient bons :D
En sortant, nous faisons un petit détour par l'opéra de paris, et cherchons des toits accessibles. Après deux ou trois tentatives plus ou moins vaines, nous décidons de laisser tomber pour nous concentrer sur notre objectif premier.
C'est donc avec deux bonnes heures de retard que nous commençons, Shinaï et moi, l'exploration du bâtiment en travaux, en plein milieu de l'hôpital Pitié-Salpêtrière. Si on oublie la voiture de flic qui se gare dans la rue d'en bas pendant que je suis suspendu à un échafaudage au 7° étage, l'exploration était tout ce qu'il y a de plus banale. Quelques graffitis intéressants, un allez-retour jusqu'au toit, et nous voilà à nouveau dehors. Le fameux système de surveillance était visiblement un gros coup de bluff.
Retour chez Maïata pour aller manger. Shinaï et moi passons tout le début de l'après-midi perdus dans nos pensées, à écouter Eddie Vedder nous compter la médiocrité de notre société. Pas un mot d'échangé. Juste une heure, l'un à coté de l'autre. Une heure à osciller entre Cœur et Esprit. Entre Joie et Pleurs. Une heure épaule contre épaule. Yeux dans les yeux.
La musique s'arrête. Le silence s'installe.
"On y va ?"
"Ouais."
Et c'est reparti. La vie reprend son cours, comme si cette heure n'avait pas existé, ou bien comme si elle durait depuis toujours. Je ne sais plus.
Parkour. On a filé à l’arène de Lutèce. Une bonne demi-heure sur les saut de press, une autre sur les saut de chats. Rencontré quelques traceurs parisiens. Des passes-murailles, des saut de bras. D'autres press. Plus haut cette fois. Le temps se perd à l'entrainement. Rappel à la réalité. Le train. Vite.
On file rejoindre Jussieu. Pas de bol, le hall est rempli de contrôleurs. Tant pis, on traverse le campus à pieds. Et le gardien... Ce gardien qui nous rattrape pour nous dire que non, le dimanche, on a pas le droit de traverser Jussieu si on est pas étudiants, et qu'il faut qu'on montre notre carte. Pff. Demi-tour. Un quart d'heure de perdu.
Et on cours. On l'a eu finalement, mais c'était juste. La mère de Shinaï m'aurait tué, si elle en avait eu le temps.
Je repasse chez Maïata chercher mes affaires. Je reste manger un petit truc, et je repars pour chez Erylin, qui cette fois à rangé son appart. C'est tout petit ^^. M'ai j'aime beaucoup.
Niveau intimité, c'est encore pire que chez Maïata, la douche est dans la même pièce que tout le reste, c'est à dire la seule pièce x)
Après avoir réfréné quelques pensées coupables, je jette un coup d'œil par le velux. Pas eu le droit de monter sur le toit, elle m'a pas laissé faire (grr ^^). On a passé la soirée à se battre avec le wifi en mangeant des feuilles de choux et en écoutant Funny Bear.
Puis j'ai trouvé ce bouquin. "Le Nihilisme Européen". Nietzsch. Passionnant.
Et puis dodo. Un regard à Erylin avant d'éteindre la lumière. J'aime bien regarder les gens dormir.
Et puis, ça aurait été dommage.
*sourire*
Bonne nuit.
- Bonne nuit.
Carnet de Bord.
Se lever, travailler une heure demie heure. Faire les courses, revenir, retravailler une heure, manger, le tout à pas de loup pour ceux qui font la grasse-matinée. Rencontrer bonnet koala alors que les marmottes se lèvent enfin, reprendre ses affaires, et de nouveau aikido.
C'est fou ce qu'un regard extérieur donne de la motivation. Aikido, aller manger à 14 heures au pseudo-soleil des supers falafels qui coûtent la peau des fesse.
Faire attendre les autres pour imprimer son billet d'entrée au salon du livre, parce que les clients devant mois mettent 5 minutes chacun à faire imprimer leur truc. S'énerver contre l'incertitude, incertitude de l'après-midi, changements du soir. Avoir de l'énergie se paye, finalement. Etre énervé attire l'attention sur soi, finalement. Les autres sont à l'écoute.
Soulagée par la slackline dans les bois. L'image est marron, avec les lignes des arbres qui donnent de la force au tableau, coupées à la terre et la slack. Des murs droits en bois, des relations bizarres entre les gens, des barrières, encore des roulades, la nuit qui tombe et nous presse à rentrer.
Ne pas travailler.
Le dimanche attendre, encore l'incertitude, puis de nouveau même lieux, silence, mêmes actions: slackline entre les mêmes arbres, murs droits de bois, relations très normales entre les gens, apaisement, barrières, contagion. Apaisement.
Envie de recommencer toujours et encore, noir de nuit, vert aikido, marron d'arbre. espace, mouvement, sérénité de la droiture. Sommeil, réveil matinal, travail, organisation, espace. Discussions, silences surtout.
Le tout sur un air de Ella Fitzgerald et Louis Armstrong.
On verra bien, on fait ce que l'on peut.
C'est fou ce qu'un regard extérieur donne de la motivation. Aikido, aller manger à 14 heures au pseudo-soleil des supers falafels qui coûtent la peau des fesse.
Faire attendre les autres pour imprimer son billet d'entrée au salon du livre, parce que les clients devant mois mettent 5 minutes chacun à faire imprimer leur truc. S'énerver contre l'incertitude, incertitude de l'après-midi, changements du soir. Avoir de l'énergie se paye, finalement. Etre énervé attire l'attention sur soi, finalement. Les autres sont à l'écoute.
Soulagée par la slackline dans les bois. L'image est marron, avec les lignes des arbres qui donnent de la force au tableau, coupées à la terre et la slack. Des murs droits en bois, des relations bizarres entre les gens, des barrières, encore des roulades, la nuit qui tombe et nous presse à rentrer.
Ne pas travailler.
Le dimanche attendre, encore l'incertitude, puis de nouveau même lieux, silence, mêmes actions: slackline entre les mêmes arbres, murs droits de bois, relations très normales entre les gens, apaisement, barrières, contagion. Apaisement.
Envie de recommencer toujours et encore, noir de nuit, vert aikido, marron d'arbre. espace, mouvement, sérénité de la droiture. Sommeil, réveil matinal, travail, organisation, espace. Discussions, silences surtout.
Le tout sur un air de Ella Fitzgerald et Louis Armstrong.
On verra bien, on fait ce que l'on peut.
Carnet de Bord.
Day #2 - A Contingency
Wake up. Sans surprise, il est tard. Maïata a Aïkido, et Shinaï et moi, après un repas un peu improvisé, nous rendons au Salon du livre. Nous retrouvons d'ailleurs Erylin, avec qui nous passons trois bonnes heures à errer au milieu des ouvrages neufs, des vendeurs surchargés, des éditeurs, et des quelques auteurs venus dédicacer leurs oeuvres. Après qu'Erylin ait dépensé au moins trois cent fois son budget annuel de nourriture en bouquins divers et variés, nous avons fini par tomber sur Aziliz, de l'autre forum. On a discuté un moment, et rencontré d'autres personnes donc les patronymes m'ont échappés.
Un peu plus tard, nous retrouvons enfin Peter, qui nous conduit rapidement au reste du groupe. Nous revoilà une bonne quinzaine. L'ambiance est assez morne, et tout le monde semble à moitié endormi. Je me décide donc à proposer à Maïata d'aller inaugurer la Slack-Line. C'est seulement 5 minutes avant que Shinaï et moi allions rejoindre Maïata que le groupe semble se réveiller, au son de quelques guitares.
Après avoir cherché comment se rendre au bois de Boulogne pendant 20 minutes, j'essaye d'apprendre à Shinaï à faire un passe-muraille sur un tronc d'arbre pour saisir une branche en hauteur. Sans succès. Maïata nous rejoint quelques minutes plus tard, et nous avançons plus profondément dans le bois pour trouver un endroit adapté. Nous tombons en route sur un parcours du combattant. Après pas mal d’expériences bizarres sur la Slack-Line, incluant des roulades et des sauts de chats, et notre rencontre avec trois gamins qui voulaient essayer également, Yolaine (qui entre temps m'avait convaincue de venir au cinéma le soir même avec Ciel, Léa et Peter, et de rentrer dormir chez elle. Chose que je n'allais pas refuser, puisqu'Erylin venait de m'informer que finalement elle ne pourrait pas m'héberger le soir même, pour cause de courses pas faites et appart en bordel.) nous demande à quelle heure nous arrivons. Je donne une estimation, évidement, nous arrivons 35 minutes plus tard que prévu, mais qu'à cela ne tienne.
La première image de son appartement que j'ai, c'est Ciel et Peter en train de jouer à Warcraft III en LAN allongés sur un matelas au milieu du salon. Quelle plus belle image peut-on avoir d'un appartement ? ^^' Bref, après un repas et un film dont la qualité était plus que discutable (le film, pas le repas, qui lui était absolument excellent ^^), nous rentrons à l'appart. Peter essaye de passer par l’extérieur, escaladant la façade. Finalement, il se rabat sur l'escalier. La suite de la soirée peut se résumer ainsi : Armagetron Advanced, somnolence, karaoké, et batailles de balles en mousse.
Wake up. Sans surprise, il est tard. Maïata a Aïkido, et Shinaï et moi, après un repas un peu improvisé, nous rendons au Salon du livre. Nous retrouvons d'ailleurs Erylin, avec qui nous passons trois bonnes heures à errer au milieu des ouvrages neufs, des vendeurs surchargés, des éditeurs, et des quelques auteurs venus dédicacer leurs oeuvres. Après qu'Erylin ait dépensé au moins trois cent fois son budget annuel de nourriture en bouquins divers et variés, nous avons fini par tomber sur Aziliz, de l'autre forum. On a discuté un moment, et rencontré d'autres personnes donc les patronymes m'ont échappés.
Un peu plus tard, nous retrouvons enfin Peter, qui nous conduit rapidement au reste du groupe. Nous revoilà une bonne quinzaine. L'ambiance est assez morne, et tout le monde semble à moitié endormi. Je me décide donc à proposer à Maïata d'aller inaugurer la Slack-Line. C'est seulement 5 minutes avant que Shinaï et moi allions rejoindre Maïata que le groupe semble se réveiller, au son de quelques guitares.
Après avoir cherché comment se rendre au bois de Boulogne pendant 20 minutes, j'essaye d'apprendre à Shinaï à faire un passe-muraille sur un tronc d'arbre pour saisir une branche en hauteur. Sans succès. Maïata nous rejoint quelques minutes plus tard, et nous avançons plus profondément dans le bois pour trouver un endroit adapté. Nous tombons en route sur un parcours du combattant. Après pas mal d’expériences bizarres sur la Slack-Line, incluant des roulades et des sauts de chats, et notre rencontre avec trois gamins qui voulaient essayer également, Yolaine (qui entre temps m'avait convaincue de venir au cinéma le soir même avec Ciel, Léa et Peter, et de rentrer dormir chez elle. Chose que je n'allais pas refuser, puisqu'Erylin venait de m'informer que finalement elle ne pourrait pas m'héberger le soir même, pour cause de courses pas faites et appart en bordel.) nous demande à quelle heure nous arrivons. Je donne une estimation, évidement, nous arrivons 35 minutes plus tard que prévu, mais qu'à cela ne tienne.
La première image de son appartement que j'ai, c'est Ciel et Peter en train de jouer à Warcraft III en LAN allongés sur un matelas au milieu du salon. Quelle plus belle image peut-on avoir d'un appartement ? ^^' Bref, après un repas et un film dont la qualité était plus que discutable (le film, pas le repas, qui lui était absolument excellent ^^), nous rentrons à l'appart. Peter essaye de passer par l’extérieur, escaladant la façade. Finalement, il se rabat sur l'escalier. La suite de la soirée peut se résumer ainsi : Armagetron Advanced, somnolence, karaoké, et batailles de balles en mousse.
Carnet de Bord.
Day # inconnu.
17h, 20 heures. Une bonne séance d'aikido. Vraiment bonne, deux heures et demies à passer sur les tatamis et avec les armes, une séance riche d'échanges et de détails à préciser. Tout commence à se mettre dans l'ordre, on dessine les rails de la progression qui nous précéderont pour un bout de temps. L'apprentissage de la lecture aide au développement du QI.
Et puis il y a des gens avec qui j'aime bien passer du temps. Rêver chacune à notre manière, partager nos rêves, notre fatigue et notre désespoir. Une personne avec qui on a envie de parler.
Ah, mais avant ça, j'en oublie la moitié: vendredi, début d'aprem. Dormir un peu, ranger l'appartement, travailler un chouilla, se préparer et croiser Mayt à toute allure avant d'être en se dépêchant pour minimiser le retard avant la séance au dojo. Toujours se presser, et pour une fois c'était les autres qui étaient à la bourre.
Donc je suis avec mon amie, marchant du dojo jusqu'à chez moi tout en parlant, aucune envie de se presser. Oui, je le savais, j'étais sensée manger avec "eux". Juste Peter et Mayt, dans ma tête. Passer chez moi changer de sac et prendre de l'argent, dire au revoir à mon amie, prendre le métro jusqu'à gare du nord. Tourner autour du pâté de maison (hum, immeubles) avant de voir que le Mac Do était juste devant mon nez. Un Mac Do, tssss. Mais bon, au bruit entendu au téléphone, je me doutais que l'on ne serait pas que 3 à se retrouver.
Et voilà qu'à peine arrivée, à peine le temps de dire bonsoir, un coup de téléphone. Et voilà qu'à peine le coup de téléphone finit, à peine le temps de discuter, et tous les autres s'en vont. A peine le temps de se poser, et on repart un peu à l'aveuglette direction gare de Lyon.
Pas d'histoire d'amour ou de liberté dans mes souvenirs, mais plutôt de voyages, de projets, de comment faire les roulades d'aikido/parkour. Enfin, maintenant que tu le dis, on a parlé un peu de lumière, aussi. Pas celle, chaleureuse, qui se met juste derrière votre dos pour vous pousser et vous surveiller, celle presque trop brillante, presque pas assez visible, trop lointaine. Mais je me fais des idées, tout ça n'est qu'un jeu.
La gare était très confortable, être assis en tailleur sur les bancs face à un clodo ronflant par dessus son double menton, un bouteille de coca (oui, de coca) à ses pieds, le bas de la chemise ouverte sur un ventre poilu était très agréable. Avec des gens qui parlaient fort sur sa droite, je crois. Le panneau d'affichage bat son train, notre conversation se continue, Je n'ai pas encore vu souvent Mayt laisser des blancs pendant une discussion.
Toujours les mêmes, les gens ne changent pas en un mois. Ou si peu. Une slackline, en effet. Lourde slackline et pas pratique à ramener à pieds, il commence à pleuvoir j'ai bien fait de mettre mes lentilles. Sandwiches, queue dans le supermaché, salade de fruits maison à posteriori.
La soirée était assez sombre, pâle, avec de l'énergie statique. Pas de fausse idée, c'est plutôt bon signe.
Maïata
17h, 20 heures. Une bonne séance d'aikido. Vraiment bonne, deux heures et demies à passer sur les tatamis et avec les armes, une séance riche d'échanges et de détails à préciser. Tout commence à se mettre dans l'ordre, on dessine les rails de la progression qui nous précéderont pour un bout de temps. L'apprentissage de la lecture aide au développement du QI.
Et puis il y a des gens avec qui j'aime bien passer du temps. Rêver chacune à notre manière, partager nos rêves, notre fatigue et notre désespoir. Une personne avec qui on a envie de parler.
Ah, mais avant ça, j'en oublie la moitié: vendredi, début d'aprem. Dormir un peu, ranger l'appartement, travailler un chouilla, se préparer et croiser Mayt à toute allure avant d'être en se dépêchant pour minimiser le retard avant la séance au dojo. Toujours se presser, et pour une fois c'était les autres qui étaient à la bourre.
Donc je suis avec mon amie, marchant du dojo jusqu'à chez moi tout en parlant, aucune envie de se presser. Oui, je le savais, j'étais sensée manger avec "eux". Juste Peter et Mayt, dans ma tête. Passer chez moi changer de sac et prendre de l'argent, dire au revoir à mon amie, prendre le métro jusqu'à gare du nord. Tourner autour du pâté de maison (hum, immeubles) avant de voir que le Mac Do était juste devant mon nez. Un Mac Do, tssss. Mais bon, au bruit entendu au téléphone, je me doutais que l'on ne serait pas que 3 à se retrouver.
Et voilà qu'à peine arrivée, à peine le temps de dire bonsoir, un coup de téléphone. Et voilà qu'à peine le coup de téléphone finit, à peine le temps de discuter, et tous les autres s'en vont. A peine le temps de se poser, et on repart un peu à l'aveuglette direction gare de Lyon.
Pas d'histoire d'amour ou de liberté dans mes souvenirs, mais plutôt de voyages, de projets, de comment faire les roulades d'aikido/parkour. Enfin, maintenant que tu le dis, on a parlé un peu de lumière, aussi. Pas celle, chaleureuse, qui se met juste derrière votre dos pour vous pousser et vous surveiller, celle presque trop brillante, presque pas assez visible, trop lointaine. Mais je me fais des idées, tout ça n'est qu'un jeu.
La gare était très confortable, être assis en tailleur sur les bancs face à un clodo ronflant par dessus son double menton, un bouteille de coca (oui, de coca) à ses pieds, le bas de la chemise ouverte sur un ventre poilu était très agréable. Avec des gens qui parlaient fort sur sa droite, je crois. Le panneau d'affichage bat son train, notre conversation se continue, Je n'ai pas encore vu souvent Mayt laisser des blancs pendant une discussion.
Toujours les mêmes, les gens ne changent pas en un mois. Ou si peu. Une slackline, en effet. Lourde slackline et pas pratique à ramener à pieds, il commence à pleuvoir j'ai bien fait de mettre mes lentilles. Sandwiches, queue dans le supermaché, salade de fruits maison à posteriori.
La soirée était assez sombre, pâle, avec de l'énergie statique. Pas de fausse idée, c'est plutôt bon signe.
Maïata
Carnet de Bord.
Day #1 - The train.
J'ai rencontré un mec bizarre dans le train. Il est venu me demander, gare de Valence, s'il pouvait monter à coté de moi dans le train, vu qu'il avait pas de billet. On a commencé à discuter. La quarantaine, les dents jaunes, sent la bière, a un gros chien noir avec lui. Il a commencé à me raconter sa vie. À l'écouter ce type avait tout fait. 5 ans d'armée, puis mis en incapacité pour problèmes médicaux. Deux ans sans le sou, un braquage, 7 ans de tôle, et à la sortie une vie de baroudeur bien remplie. Le tour du monde avec deux chiens et un sac à dos. Bref, le type parfait pour passer le temps en somnolant dans le train.
J'débarque finalement à paris trois heures plus tard (entre temps le train s'était fait caillasser, et on avait pris 15 minutes de retard). C'est après de (déchirants) adieux que je monte dans le métro, utilisant mon premier -et dernier- ticket du séjour.
Après quelques minutes, je retrouve Erylin, qui me remet les clés de chez Maïata après une discussion brève mais intense sur la thermodynamique, et autres joyeusetés. La voilà déjà repartie bosser, et je me retrouve à nouveau seul dans les sous-sols de la ville. Je remonte à la surface quelques arrêts plus loin, et marche tranquillement vers la rue de mon hôte, que je croiserais d'ailleurs quelques minutes à mon arrivée. Une fois encore, la discussion n'excède pas les cinq minutes, et je me décide à sortir me balader. Je profite des quelques heures que j'ai devant moi pour retrouver un ami récemment installé sur Paris. Deux heures plus tard, c'est Peter qui me contacte, pour me proposer d'aller manger en ville avec "nous".
Me voilà, une demi-heure plus tard, Gare du Nord, au milieu d'une quinzaine de personnes que je ne connais ni de vue, ni de nom. Au fil de la discussion, je retiens quelques noms. La fille en face de moi, c'est Elu, de l'autre forum. À coté, Ciel étoilé. Une rencontre intéressante. Un peu plus loin, Peter, Léa, Yolaine, et d'autres personnes dont le nom ou le pseudo me sont plus ou moins familiers. Petit débat sur les relations maître-élèves (et oui, l'éternel...). Petite conversation téléphonique avec la mère de Shinaï. Maïata nous rejoindra un peu plus tard dans la soirée. Elle aussi aura eu droit à la mère de Shinaï. Nous nous séparons un peu plus tard dans la soirée, et Maïata et moi décidons de retourner à pied Gare de Lyon. Sans surprise, nous arrivons sur place une bonne heure avant le train de Shinaï, qui doit nous rejoindre aux alentours de minuit.
Comme toujours, je me retrouve agréablement surprise de notre capacité à discuter d'à peu prêt tout ce qui nous passe par la tête sur le chemin de la gare et en attendant le train. Pas mal de sujets y sont passés. La partie sur les relations amoureuses et la liberté est surement la seule qui me laissera un souvenir. Après avoir passé un quart d'heure à débattre pour se décider à faire les trente mètres qui nous séparaient de la bordure du quai, nous finissons par décider de rester vautrés sur les inconfortables bans de la gare en fixant désespérément le panneau des arrivées.
Shinai nous rejoins finalement, et nous marchons vers l'appartement de Maïata, qui passa d'ailleurs tout le trajet à baver sur se nouvelle Slack-Line, fraîchement livrée de Marseille. La pluie commence à tomber, heureusement c'est une fausse alerte. Le temps restera acceptable tout le week-end.
Après s'être mis d'accord sur le fait qu'on essayerais même pas de se lever tôt le lendemain, et ouvert la boite de la tant attendue Salck-Line, nous allons finalement nous coucher.
J'ai rencontré un mec bizarre dans le train. Il est venu me demander, gare de Valence, s'il pouvait monter à coté de moi dans le train, vu qu'il avait pas de billet. On a commencé à discuter. La quarantaine, les dents jaunes, sent la bière, a un gros chien noir avec lui. Il a commencé à me raconter sa vie. À l'écouter ce type avait tout fait. 5 ans d'armée, puis mis en incapacité pour problèmes médicaux. Deux ans sans le sou, un braquage, 7 ans de tôle, et à la sortie une vie de baroudeur bien remplie. Le tour du monde avec deux chiens et un sac à dos. Bref, le type parfait pour passer le temps en somnolant dans le train.
J'débarque finalement à paris trois heures plus tard (entre temps le train s'était fait caillasser, et on avait pris 15 minutes de retard). C'est après de (déchirants) adieux que je monte dans le métro, utilisant mon premier -et dernier- ticket du séjour.
Après quelques minutes, je retrouve Erylin, qui me remet les clés de chez Maïata après une discussion brève mais intense sur la thermodynamique, et autres joyeusetés. La voilà déjà repartie bosser, et je me retrouve à nouveau seul dans les sous-sols de la ville. Je remonte à la surface quelques arrêts plus loin, et marche tranquillement vers la rue de mon hôte, que je croiserais d'ailleurs quelques minutes à mon arrivée. Une fois encore, la discussion n'excède pas les cinq minutes, et je me décide à sortir me balader. Je profite des quelques heures que j'ai devant moi pour retrouver un ami récemment installé sur Paris. Deux heures plus tard, c'est Peter qui me contacte, pour me proposer d'aller manger en ville avec "nous".
Me voilà, une demi-heure plus tard, Gare du Nord, au milieu d'une quinzaine de personnes que je ne connais ni de vue, ni de nom. Au fil de la discussion, je retiens quelques noms. La fille en face de moi, c'est Elu, de l'autre forum. À coté, Ciel étoilé. Une rencontre intéressante. Un peu plus loin, Peter, Léa, Yolaine, et d'autres personnes dont le nom ou le pseudo me sont plus ou moins familiers. Petit débat sur les relations maître-élèves (et oui, l'éternel...). Petite conversation téléphonique avec la mère de Shinaï. Maïata nous rejoindra un peu plus tard dans la soirée. Elle aussi aura eu droit à la mère de Shinaï. Nous nous séparons un peu plus tard dans la soirée, et Maïata et moi décidons de retourner à pied Gare de Lyon. Sans surprise, nous arrivons sur place une bonne heure avant le train de Shinaï, qui doit nous rejoindre aux alentours de minuit.
Comme toujours, je me retrouve agréablement surprise de notre capacité à discuter d'à peu prêt tout ce qui nous passe par la tête sur le chemin de la gare et en attendant le train. Pas mal de sujets y sont passés. La partie sur les relations amoureuses et la liberté est surement la seule qui me laissera un souvenir. Après avoir passé un quart d'heure à débattre pour se décider à faire les trente mètres qui nous séparaient de la bordure du quai, nous finissons par décider de rester vautrés sur les inconfortables bans de la gare en fixant désespérément le panneau des arrivées.
Shinai nous rejoins finalement, et nous marchons vers l'appartement de Maïata, qui passa d'ailleurs tout le trajet à baver sur se nouvelle Slack-Line, fraîchement livrée de Marseille. La pluie commence à tomber, heureusement c'est une fausse alerte. Le temps restera acceptable tout le week-end.
Après s'être mis d'accord sur le fait qu'on essayerais même pas de se lever tôt le lendemain, et ouvert la boite de la tant attendue Salck-Line, nous allons finalement nous coucher.
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